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December 14 2010

“Un artiste n’est pas uniquement un idiot doué d’un talent artistique” Seb Farran, manager de NTM

Il est de ces rencontres qui vous marquent véritablement. C’est ce qu’il s’est passé avec Seb Farran. Tout ce que je fais, je le fais avec la naiveté de penser qu’en donnant un maximum d’infos aux artistes, ils pourront ainsi devenir plus indépendants. Je ne suis pas partisane, je ne suis pas militante, et je n’ai aucune certitude. Comment peut-on seulement en avoir dans ce métier?

Et j’ai rencontré quelqu’un qui vit, travaille et porte ces principes. On le connait bien entendu comme manager de NTM, grande gueule, et qui a fait Popstars. Moi j’ai rencontré le patron de Lickshot, la probablement seule agence de management de France, qui se consacre pleinement aux développements de ses artistes. Quelqu’un qui rame, qui se pose constamment des questions sur la place (injuste) de l’artiste, et de comment on peut améliorer et défendre ce statut. Quelqu’un de passionné, et qui continue à avancer, malgré le manque de reconnaissance, malgré tout. Et quelqu’un qui est loin d’avoir la langue de bois. Et voir verbaliser par quelqu’un comme Seb Farran tout ce que je tente de dire depuis des mois, ça fait du bien…..

Comme Seb avait beaucoup de choses à dire, j’ai découpé l’interview en deux parties. Aujourd’hui, dans cette première partie, Seb nous parle de son métier de manager, des maisons de disques, de Lickshot son agence de management…Dans la deuxième, il parlera du statut de l’artiste, de “l’avenir” de la musique…..Et ça dépote.

Le rôle du manager?


Le rôle pour lequel on est là ? « The Show must go on ». ça n’a pas changé depuis les années 70 et Malcom Mac Laren. Dans le quotidien de l’artiste, nous sommes là pour faire en sorte qu’il puisse continuer à avancer, au mieux.

Le management c’est aussi un vrai métier, ça s’apprend, il faut avoir une connaissance des différents métiers qui composent l’industrie musicale, il faut supporter le poids des responsabilités, la famille ou le copain du groupe qui le manage pour dépanner. Au début ça aide, mais ça ne dure pas et c’est quelque chose qu’on ne voit pas en Angleterre ou aux Etats-Unis.

Un manager doit avoir une vision à long terme de l’avenir de ses artistes, et il doit le conforter en ce sens, l’orienter dans ses choix financiers et commerciaux.

Un artiste n’est pas uniquement un idiot doué d’un talent artistique. Pourquoi un artiste ne devrait-il pas parler argent ? En quoi l’artiste ne doit pas se voir comme une marque ?

Le rôle du manager, donc de l’homme d’affaires au sens littéral du terme est tout à fait justifié. Un artiste se doit d’être rémunéré pour ses créations, son image, ses prestations et son talent. Le manager est là pour l’en assurer.

L’artiste est comme une entreprise, et simplement il faut en assurer la direction artistique et la direction commerciale. C’est un peu laid de le dire comme ça, mais c’est parlant. Et ça serait plus sain et simple de le voir comme ça.

Aujourd’hui, vous croyez vraiment que des artistes comme Vanessa Paradis, Alain Souchon, Joey Starr pourraient se permettre d’évoluer sans soutien de management ?  Prenez Brian Message, le patron d’ATC management, manager de Radiohead, Kate Nash, Faithless, qui assume très bien d’être le mec qui fait des business plans. Il le dit. Et les artistes dont il gère la carrière ne s’en portent pas plus mal.

Peut être que la France voit encore la musique et les Artistes comme une organisation artisanale de saltimbanques ou une réunion de troubadours comme à l’époque.  Il est temps que ça change. Aujourd’hui on peut se rendre compte dans des pays où le marché local n’est pas prépondérant que le métier de manager est bien mieux considéré (comme en Belgique par exemple).

En ce qui concerne la rémunération du manager, il existe deux possibilités, le « forfait » ou la commission, mais aucune de ces deux possibilités n’est vraiment établie, ce qui peut laisser libre cours à toutes sortes d’aberrations.

Pour moi le manager doit percevoir un pourcentage de l’ensemble des activités de l’Artiste pour lequel il travaille, ce pourcentage se situe entre 15 et 20% des sommes nettes perçues par l’Artiste à quelque titre que ce soit.

On entend souvent en France qu’il est illogique que l’Artiste lorsqu’il est Auteur reverse une commission à son manager sur les droits SACEM, je n’ai jamais compris pourquoi. Si Joey Starr fait 300 concerts dans l’année c’est aussi grâce à mon travail, s’il vend 300.000 albums, c’est aussi grâce à mon travail, en quoi je ne devrais pas être payé là dessus ?

Le métier de manager est un vrai problème en France, comparativement aux US et aux UK, il n’y a aucune fédération, pas de syndicats, pas d’organisations, pas d’alternatives, en gros un Artiste peut congédier son manager sans la moindre difficulté.

Clairement, on a la vie dure. Nous n’avons jamais eu une place très importante dans l’administration de la musique, et je pense pourtant qu’il y a un besoin.

En France, c’est quand même le ministère de la culture qui vient nous donner des leçons sur la manière dont on doit consommer la musique, ce qui ne serait jamais accepté dans un autre secteur

Que penser des relations maisons de disques et artistes?


Je suis bien évidemment perplexe face à l’attitude des majors aujourd’hui et particulièrement vis à vis des artistes. Les contrats d’exclusivité sont restés les mêmes alors que l’ensemble de l’économie du métier a changé.

Les français achètent de moins en moins de CD, de plus en plus vite le gros des ventes se fera par des téléchargements même si la France est particulièrement en retard et que les contrats liés à toutes ces évolutions ne sont pas assez précis sur la question.

Les investissements marketing et autres des labels ont évidemment baissé mais les royautés attribuées aux Artistes n’ont pas évolué.

Globalement le métier est en pleine transition mais attention à ce que cela ne se fasse pas au détriment d’une qualité artistique, le développement ne semble plus être une priorité et le débat n’est d’ailleurs déjà plus vraiment d’actualité.

L’Etat de son côté, par le biais des subventions et des crédits d’impôts pallie à une partie de la crise du disque mais l’Artiste ne bénéficie lui d’aucun changement de statut.

Parallèlement à ça, il faut reconnaître que l’invasion du web ouvre une clientèle considérable pour l’ensemble des nouveaux talents, les médias classiques ne sont plus l’unique voie de promotion pour un nouvel Artiste. Par exemple, si je prends l’exemple de Cocoon que nous avons managé un an, ils sont arrivés d’un coup car plus d’1 200 000 personnes ont cliqué sur leur MySpace. Ce que les maisons de disques ont dû mal à savoir faire.

Aujourd’hui les labels cherchent moins à développer de nouveaux contenus qu’à rééditer sans cesse des valeurs sûres, mais la « musique » n’a jamais fonctionné comme ça, d’une manière uniforme, s’il n’y a pas d’audace, pas de surprises, le public se jettera sur une autre activité.

Dans un créneau musical que je connais bien, le rap,  il n’y  a plus de nouvelles signatures alors que les ventes  ne se portent pas plus mal que les autres, en revanche les artistes confirmés sont encore très présents. Je pense à Booba, Rohff, Sexion d’Assaut …

Comment définir ton agence de management Lickshot ?


Nous sommes une des seules agence de management. Mais je rame.

Il n’y a plus qu’un seul salarié dans la structure. On fonctionne en prestations avec le reste de l’équipe.

Ce problème de non-reconnaissance du statut de manager est réel,  on se demande souvent ce que je suis finalement. C’est vrai, Farran, il fait quoi à part grande gueule. C’est quoi son métier ?

Déjà je suis connu comme manager de rap, pour NTM. Alors que je fais aussi plein d’autres choses. Izia, Etienne de Crécy, Adam Kesher, Toma …Mais voilà, je suis manager de rap, donc je suis grande gueule.


Je sais que j’ai du poids. On me rappelle, où que j’appelle. J’ai une certaine reconnaissance. Et bêtement, Popstars n’y a pas été pour rien. Ça a permis de montrer que je savais aussi parler. Avoir un avis.

Mais en France, qui est manager. Je veux dire vraiment manager ?

Un secrétaire d’artiste, ce n’est pas un manager. Une agence de management, si elle ne s’engage pas à faire du développement, ce n’est pas du management. Et c’est pour ça qu’il n’y en pas. Parce qu’aucune ne sait le faire. Ou ne veut prendre le risque de le faire. Une agence de management devrait faire du développement et devrait être aidée pour ça.

Ce n’est pas aux majors de faire du développement. Elles ne savent pas faire. Il faut le reconnaître et avancer. C’est à nous de le faire, et de leur apporter les artistes.

C’est ce qu’il se passe à NY et Londres, d’où cette créativité artistique plus poussée. On est créatif en France mais personne n’est là pour développer.

Je me suis vraiment fait assigner en justice l’année dernière avec l’annulation de la tournée des festivals NTM quand Joey a été condamné. Les 400 000 euros, je me les suis pris vraiment dans la tête. On n’est toujours pas loin du dépôt de bilan sur la boîte de concerts. J’ai entendu des  « mais monsieur, vous avez qu’à mieux choisir les gens avec qui vous travaillez ».

Je reste positif,  Joey est un mec génial et ça reste unique de travailler avec lui. Là pour le coup l’artistique est tellement à son paroxysme. Avec tous ses travers, ses problèmes, ses histoires, il a fait beaucoup pour les artistes. On va s’en sortir.

Et puis autre chose, c’est bien simple sur nos projets, on ne peut pas avoir de subventions. Car comme on réinvestit toujours notre argent sur les projets, on est donc constamment en décalage, donc on ne cadre pas avec les règles établies pour obtenir des subventions. C’est une injustice latente….et nous ne sommes pas les seuls. Le résultat, c’est que certains managers vont monter des boites en Angleterre parce qu’ils ne peuvent plus développer en France.

Sur les artistes avec lesquels je travaille, j’ai un côté un peu compliqué, je ne passe que par des rencontres. Etienne de Crécy, Izia, c’est une vraie histoire. En fait, tous ceux avec qui ça se passe vraiment bien, c’est ceux avec qui le contrat est clair « je te donne tant » et on s’occupe du reste.

Il y a une vraie logique à avoir un management, l’artiste est complètement libre. Beaucoup plus que lorsqu’il n’a pas de manager.

On décide aussi de s’arrêter pour de bonnes raisons. C’est ce qu’il s’est passé avec Tété. On n’est pas obligé de faire toute la carrière de quelqu’un. On n’est pas là pour brûler les égos des artistes.

La suite jeudi…Seb s’exprimera sur le statut des artistes et “l’Avenir..”…

Illustration photo “We want more”.

September 03 2010

Co-founder dilution

When entrepreneurs talk about dilution to their share ownership, most of the time they’re talking about dilution from outside investors. Yet, more dilution, especially early on, can come from adding co-founders which is something no one seems to talk about.

I am in favour of having a co-founder. It gives you someone to bounce ideas off, energize you when you’re down, etc. Investors generally like them too. They know that if one of you goes postal, there is another one there.

But co-founders come in all shapes and sizes. You should never get one just because investors like it. And if you are considering having a co-founder take your time to ensure complete alignment in vision, goals (personal and company), approach, values, etc. Otherwise bad things can happen.

All too often, I will see a company with 2 founders. Only one of them has the CEO title. Only that person is responsible for fundraising, commercial results, etc. Yet, they both have the same equity stake. This is not fair.

It takes a long time build a truly valuable company. So, you need to be smart about how you allocate founder shares at the beginning. Don’t just split it 50/ 50 unless you each truly have equivalent responsibilities and impact on the business. And that impact assessment is not just now but over the life cycle of the business.

The best method for allocating founder shares looks at the long term value of each role. i.e. if one of you will lead the company, he or she should have more equity than someone who will be a developer or chief architect. It all comes down to what you are comfortable with. I have seen splits as wide as 90 / 10 between founders.

These conversations are never easy, but it’s best to have them early. Otherwise you begin your startup with an unfair equity allocation. There is no recovering from that.

Now, I know that at the very beginning of a startup there is usually no cash to pay someone. This is how you usually end up splitting the company. My suggestion is to involve a co-founder part time to justify a smaller stake until you have seed funding. Or, raise a small friends and family round so you can pay something to the person or people you need to get started.

April 06 2010

Your first marketing hire

I work with a lot of web startups. Often, when I see their financial model or discuss their growth plans, the “Community Manager” is the first hire they plan for in terms of goto market. Maybe I’m old and I don’t get, but this just seems wrong to me.

Generally speaking, startups are founded by creative / product people. People that can build and code. Most startups don’t have marketing strength in house. So, when it comes to making your first hire in marketing, shouldn’t you be thinking about more than community?

What does a young, promising startup need in terms of marketing fundamentals?

  • Clear, simple value proposition
  • Clear features and benefits
  • Complete website copy that can effectively sell your product or service
  • In house or subcontracted SEO
  • Active blog
  • Clear outbound communication with users tied to usage flags in your database
  • Periodic newsletter to keep users up-to-date
  • Someone who understands the landscape and can support partnering /  business development efforts

I’m missing some stuff for sure, but you get it. And when you look at this list, it should tell you that you need a good, and relatively senior Marketing / Communications person. Not a Community Manager.

The Community Manager is a recent phenomenon. Community is important, but thinking about it before you have your basic goto market messaging and building blocks in place is misguided.

I also question whether most users consider themselves to be part of a vendor’s “community”. I use many freemium services. I’m a user, not a member of a community. I don’t really care about other users  except that their presence helps ensure that an app that I love sticks around.

So, the receipe is simple: Give me a great application. Make it easy for me to understand and use. Drop everything and solve my issues if and when I have them.  If you are a community manager don’t try to be my friend. I didn’t sign up in order to get another friend. Just provide me with a kick ass product and back it up with similarly kick ass service and support. And if you’re a startup entrepreneur, walk before you run. Get the marketing essential in place before you think about staffing for community.

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