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November 29 2010

Uruguay Offers Universal Free Broadband

Uruguay has announced that all fixed phone lines in the country will include free minimal ADSL service, for the one time price of the modem, $30 USD. The connection, is 256k async dsl with a 1gb per month traffic cap. The awesome thing is there is no monthly fee at all, it’s just part of your phone service!

Uruguay already distributed over 300,000 laptops to all elementary school students in public schools, about %90 of the kids go to public schools. This means Uruguay’s well on it’s way towards having universal internet access in every home for free.
Uruguay Offers Universal Free Broadband

November 24 2010

Pub en ligne : un marché potentiel de 50 milliards $


Selon Mary Meeker, analyste chez Morgan Stanley, la pub en ligne devrait connaître une croissance importante dans les prochaines années. Pour appuyer son thèse, Madame Meeker a comparé deux données de base : le temps passé sur chacun des médias (en %) vs. les investissements publicitaires par média (en %).

En jetant un coup d'oeil sur le tableau ci-haut, on constate que la radio occupe 16 % du temps d'écoute mais génère 9 % des dépenses publicitaires ; la TV, 31 % du temps mais 39 % des dépenses. En comparaison, Internet occupe 28 % du temps médias mais seulement 13 % des investissements publicitaires.

Signe des temps, les recettes des éditeurs générées par la publicité en ligne au Canada ont plus que quadruplé au cours des cinq dernières années, passant de 364 millions de dollars en 2004, à 1,6 milliard en 2008, surpassant du fait même les recettes de 1,55 milliard générées par la radio.

October 14 2010

15 principes de Michelle Blanc pour augmenter votre efficacité sur les médias sociaux


Je termine à l'instant la lecture du livre Les Médias sociaux 101 de Michelle Blanc, consultante, conférencière et auteure marketing Internet et stratégies Web. J’ai adoré !

Le livre de Michelle Blanc est écrit dans un style vivant. Il contient l’essentiel des conseils que vous pouvez retrouver au quotidien dans son blogue. Ceci dit, le livre a un avantage énorme sur le blogue : vous avez au bout des doigts l’ABC des médias sociaux, ce qu’il faut absolument savoir pour partir du bon pied dans l’univers des médias sociaux.

Comme j’arrive un peu tard pour faire ma critique du livre de Mme Blanc (et que plusieurs autres l'ont déjà fait avant moi), je vais me concentrer sur le contenu de l’ouvrage et vous partager mes notes de lecture.

Voici donc les 15 principes de Michelle Blanc pour augmenter votre efficacité sur les médias sociaux :

1 Si vous êtes en affaires, les médias sociaux sont un INCONTOURNABLE. En effet, ceux-ci permettent d’échanger, de raconter, d’expliquer, de s’exprimer, en un mot, de CONVERSER.

2 Dans les faits, les réseaux sociaux sont une variante des bonnes vieilles rencontres face-à-face, le « bouche à oreille sur stéréoïdes. »

« Les réseaux sociaux sont composés d’êtres humains qui, comme vous, ont différentes facettes, écrit Michelle Blanc. Pensez à un gros 5 à 7 d’affaires où vous voulez distribuer vos cartes et vous faire des contacts. » (Les Médias sociaux 101, p. 119).

3 Avant de vous lancer dans la jungle des médias sociaux, il faudra vous préparer. La réussite de votre stratégie sur les médias sociaux sera reliée à vos objectifs de communication et de marketing, à votre image de marque, à votre positionnement, etc. Pour avoir du succès sur les médias sociaux, il sera donc primordial de se donner un plan d’attaque.

4 Si vous êtes nouveau sur les médias sociaux, commencez par sécuriser dès maintenant vos marques sur les différentes plateformes sociales afin d’éviter que certaines personnes empruntent votre identité.

5 Pour être efficace, il faudra multiplier votre présence Web : Flickr, MySpace, YouTube, Dailymotion, LinkedIn, Twitter, Facebook, Slideshare, etc.

6 Par ailleurs, à l’ère de la multiplication des sites de réseautage, de blogages et de microblogages (pour ne prendre que ces trois exemples), il sera important de récupérer les mêmes contenus et de les jouer sur les différentes plateformes.

Michelle Blanc écrit : « Vous pouvez, par exemple, écrire sur un sujet dans votre blogue, mettre les photos qui s’y rattachent sur Flickr, faire une allocution filmée distribuée sur YouTube et inciter les gens à voir ces contenus sur Facebook et Twitter. » (Les Médias sociaux 101, p. 35)

7 « Le roi des médias sociaux est, et reste encore, le blogue », martelle Michelle Blanc (Les Médias sociaux 101, p. 27).

Dans les faits, le blogues est idéal pour apparaître dans les premières places des résultats des moteurs de recherche tels que Google, Yahoo ou MSN. Les raisons de ce succès sont multiples : densité des mots clés, utilisation massive des hyperliens, utilisation du langage naturel, etc.

J’ajoute ici que la lecture du chapitre du livre de Michelle Blanc intitulé
« Bloguer pour vendre » (PDF) que l'on retrouve dans le livre Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires est un passage obligé pour bien saisir ce que j’appellerais la science/art du blogue efficace. Très instructif.

8 Définissez dès le départ une politique éditoriale des contenus, des commentaires et des réactions. Si vous êtes un hebdo, par exemple, vous devez vous poser les questions suivantes : quels sont les journalistes qui peuvent avoir accès à votre compte, quelle est votre politique éditoriale relative aux questions de l’heure, par exemple, devez-vous prendre position ou simplement rapporter la nouvelle, etc. ?

Cette étape est d’autant plus importante que « si vous écrivez une connerie en ligne, rappelle Michelle Blanc, elle restera inscrite sur les différentes archives web assez longtemps. » (Les Médias sociaux 101, p. 39).

9 Durant vos échanges sur les différentes plateformes, évitez de parler de vous (même si très souvent, vous n’aurez pas le choix). Après tout, les médias sociaux, c'est aussi de la vente.

10 Pour générer des résultats à moyen et long terme sur les médias sociaux, maintenez la cadence, échangez, conversez et communiquez régulièrement.

Malheureusement, plusieurs entreprises échouent sur les médias sociaux parce qu’elles manquent d’énergie ; elles s’essoufflent rapidement. Mener une campagne de communication et de marketing sur les médias sociaux (et créer une communauté), cela signifie frapper sur le même clou pendant des mois, voire des années.

11 Dès le départ, il sera nécessaire de vous trouver un créneau. À vouloir rejoindre tout le monde, on finit trop souvent par ne rejoindre personne.

Très vite, il faudra apprendre à identifier les contenus qui font le plus réagir les individus et concentrer vos énergies, choisir, donc sacrifier. À cet égard, un gros MERCI aux raccourcisseurs de liens comme bit.ly qui vous permettent d’identifier rapidement ce qui marche et ce qui marche un peu moins…

12 Pour maximiser votre présence sur les médias sociaux, il sera important de savoir ce qui ce dit sur votre entreprise ou votre marque. À l’instar de ce qui existe déjà dans les médias traditionnels, on retrouve sur le Web de nombreux outils qui permettent de faire le monitoring -- ou veille -- des médias sociaux.

Pour ceux qui veulent en savoir plus long à ce sujet, je me suis amusé dans un billet à identifier le
TOP 100 des meilleurs outils Twitter pour suivre ce qui se dit sur vous ou votre entreprise. Je vous le recommande.

13 IMPORTANT : « Les médias sociaux ne changent pas nos motivations, mais modifient les outils que nous utilisons pour faire des affaires », rappelle Michelle Blanc. (Les Médias sociaux 101, p. 73).

14 ATTENTION : les médias sociaux obligent les entreprises à revoir leur modèle d’affaires et leur manière de communiquer. Mais ce n’est pas la fin des relations publiques comme certains voudraient trop souvent le croire.

15 Épuisé par le changement ? Préparez-vous déjà pour la prochaine révolution, les applications marketing mobiles avec les Androïds et le iPhone.

***

Si vous voulez parfaire vos connaissances sur les médias sociaux, je vous suggère également de lire les livres suivants :
Comment entreprendre le virage 2.0 de Raymond Morin que j’ai d’ailleurs croisé la semaine dernière dans une journée-conférence consacrée aux médias sociaux, Six pixels de séparation de Mitch Joel (version française) et Comment faire de la pub efficace sur Internet (nouvelle édition) qui répond aux 25 questions qui me sont posées le plus souvent durant mes conférences portant sur Internet et les médias sociaux.

October 01 2010

10 raisons pour lesquelles Quebecor (et donc Videotron) s'intéresse aux Nordiques de Québec


Le sport évolue, se transforme. Depuis les premières retransmissions télévisées de la Soirée du hockey en 1952 à l’antenne de Radio-Canada, l’ensemble des relations unissant le sport et le monde des médias est en constante mutation.

Pour la plupart des gens, le sport, c’est d’abord l’exploit sportif. Mais derrière cette façade, il y a le véritable nerf de la guerre : le produit que l’on programme et diffuse. Voici les 10 raisons pour lesquelles Pierre Karl Péladeau s’intéresse aux Nordiques :

1. Parce qu’à l’ère de la multiplication des chaînes et des plateformes médias, le contenu dynamique est le nerf de la guerre pour engranger des revenus dans le secteur des télécommunications. Parlez-en à Ted Turner qui, le premier, s’est porté acquéreur des Braves d’Atlanta depuis revendus à Liberty Media.

2. Parce que le futur de la télévision repose sur les services à péage, au détriment du service de base. Sous l’égide de Quebecor, il deviendrait possible, par exemple, de vendre à la pièce les matchs des Nordiques au tarif de 4.99 $ par l’entremise de Videotron. Dans ce contexte, il suffirait d’attirer 200 000 personnes par match pour générer des revenus de 1 million $ quatre-vingt deux fois par année.

3. Parce qu’en pleine crise des médias – multiplication des chaînes et des supports, fermeture de journaux, création de nouvelles plateformes – les équipes de sport sont des sources de contenu permettant de ralentir le déclin des supports traditionnels.

Au Québec comme ailleurs dans le monde, le déclin des médias traditionnels à la fin des années 90 est le produit d’un environnement particulièrement menaçant caractérisé par cinq changements en profondeur : l’apparition de la télévision spécialisée, de nouvelles mesures de l’audience, l’apparition de la télécommande, la naissance du magnétoscope et des messages publicitaires de plus en plus courts.

On le devine bien, ce nouvel ordre va contribuer à changer la façon de concevoir, d’acheter et de mettre en marché le sport.

4. Parce que le sport est idéal pour faire jouer la convergence et jouer à l’infini les mêmes contenus. La convergence des médias que l’on connaît depuis quelques années est un facteur qui permet de comprendre le succès du couple sport/médias. Car évidemment, la convergence permet un relais publicitaire d’une puissance jamais égalée.

Cette convergence a donné naissance à un nouvel ordre médiatique caractérisé, entre autres, par l’abolition des barrières historiques entre les différents médias. En multipliant les médias, on multiplie les forces.

5. Parce que le sport est une extraordinaire plateforme pour le monde de la publicité, de la promotion et de la commandite, trois éléments fondateurs du monde médiatique. Le maillage propriété sportive/propriétés médiatiques prend alors tout son sens.


Je tiens ici à ajouter que l’équipe de vente des Nordiques a déjà fait ses preuves dans ce secteur, récoltant la 6e position dans la LNH en terme de vente de publicité lors de la saison 1995 : publicités sur les bandes, affichages, promotion, commandites, etc.

En plus d’initier la publicité sur les bandes de patinoire et sur la glace, une tactique publicitaire qui nous venait d’Europe, Marcel Aubut est à l’origine de la publicité sur les marches d’escalier. Emplacement jugé audacieux à l’époque, la marche d’escalier publicitaire est devenue depuis un passage obligé dans de nombreux amphithéâtres sportifs.

6. Parce que le réseau RDS, une machine à imprimer de l'argent, occupe le premier rang de l’écoute des chaînes spécialisées francophones, chez les hommes âgés de 18 à 49 ans et que, sans club professionnel, il ne peut y avoir de station spécialisée dans le sport pour Quebecor.

La télévision spécialisée permet un ciblage pointu des clientèles. Les télévisions spécialisées offrent plusieurs environnements très ciblés, des niches stables. Les publics de la télévision spécialisée sont plus restreints mais les canaux thématiques offrent une segmentation serrée. Ils conviennent notamment aux annonceurs qui cherchent à se différencier.

(Je tiens ici a rappeler que le modèle d’affaire du CRTC favorise nettement les chaînes spécialisées au dépend des généralistes.
C’est profondément injuste mais c’est comme ça.)

7. Parce qu’une équipe de hockey à Québec pourrait contribuer à rentabiliser le nouveau réseau cellulaire de Quebecor en augmentant le nombre de clients, hausser le trafic et donc les revenus. (Au moment d’écrire ces lignes, Quebecor a annoncé que des matchs présentés à TSN et RDS seront disponibles sur son nouveau réseau sans fil. Par ailleurs, la LNH négocie avec ses partenaires américains dont Fox Sports pour finaliser une entente relative à la retransmission des matchs de hockey sur téléphone intelligent.)

8. Parce qu'à l'instar de n’importe quelle guerre commerciale impliquant des médias, les opérateurs sont en compétition les uns avec les autres pour mettre la main sur les clients et les contenus. Ainsi, BCE a fait récemment l’acquisition du réseau CTV, le plus important diffuseur au Canada, dans une transaction de 1,3 milliard. Elle s’est aussi associée au Canadien de Montréal, coupant ainsi l’herbe sous le pied à Videotron.

9. Parce qu’on sait que les nouvelles technologies vont donner naissance à des stratégies publicitaires innovatrices fondées sur la géolocalisation qui permettront aux commanditaires de minimiser la fragmentation des auditoires et l’abondance des messages publicitaires.

10. Finalement, parce que le mariage unissant le sport aux géants des médias est une formule éprouvée.


Bell Globemedia est propriétaire des Maple Leafs de Toronto à hauteur de 15%. Le club des Rangers de New York est le jouet d’un géant de la câblodistribution (Cablevision) depuis 1997. En 1996, Comcast et Spectacor (mieux connu sous le nom de SMG) achètent l’équipe des Flyers pour la somme de 250 millions $. Ce que compte faire Quebecor avec les Nordiques n’est pas complètement nouveau, qu’on se le dise.

August 16 2010

Analyste en stratégie Web

Entreprise: Fortsum Solutions d’affaires Poste: Analyste en stratégie Web Type: Temps plein Lieu de travail: Ville de Québec Statut: Poste disponible Description de l’entreprise En affaires depuis plus de 25 ans, Fortsum Solutions d’affaires est une entreprise de service qui se spécialise dans le développement, le soutien technique, l’implantation, l’intégration et la commercialisation de solutions technologiques efficaces et évolutives pour la gestion quotidienne des données [...]

August 12 2010

July 08 2010

Paid Search / SEM Analyst

Entreprise: NVI Poste: Paid Search / SEM Analyst Type: Full-Time Lieu de travail: Montréal (Plateau) Statut: Poste disponible Description de l’entreprise NVI is Canada’s front-running web design and interactive strategy company. Based in Montreal, we’ve attracted a multilingual, multitalented, and slightly psychotic staff – the perfect recipe for massive web success. With depth in experience, agility, and careful research, NVI not only adapts to a web [...]

June 02 2010

Facebook & Co… de la vie privée à l’intimité de la vie privée ?

Dans mon précédent billet (Facebook m’a tuer…), j’affirme que la protection de la vie privée est une responsabilité individuelle. Voici un extrait : “Internet est de facto un espace public dans lequel des sociétés tentent de créer des espaces privés. D’une certaine manière, c’est une démarche paradoxale parce que contraire à l’ADN du Web [...]

December 11 2009

Le métier de «designer web» devrait bientôt disparaître.

Internet n’est pas le web. Internet est une autoroute où on y transporte le web, ainsi que le courriel, les messageries instantanées et nombreux autres types de communication qui, ensembles, font le succès d’Internet.

33% web / 33% mobile / 33% courriel + 1% réseaux sociaux

Concevoir un produit qui vivra en ligne est un défi toujours plus important car pour rejoindre les consommateurs, plusieurs canaux doivent être mis à profit. Que ce soit à travers divers réseaux sociaux, par courriel et même par l’imprimante, il faut accepter qu’il n’y a pas que le web et qu’un designer doit intégrer toutes les plateformes dans sa réflexion afin d’assurer une expérience globale et complète.

L’exemple classique.

Prenons par exemple un site de recettes qui mettrait tout en oeuvre afin d’offrir une valeur ajoutée à l’ensemble de ses visiteurs:

  • un outil de recherche web efficace pour trouver la bonne recette souhaitée;
  • l’impression d’une recette avec une bonne mise en page afin de bien lire les étapes lors de la préparation;
  • une info-lettre personnalisée où l’on retrouve des suggestions basées sur les intérêts de chacun des destinataires;
  • la possibilité d’envoyer la liste des ingrédients par SMS pour que le passage à l’épicerie se fasse sans papier;
  • gazouiller via twitter afin d’informer sa communauté sur les tendances et les nouveautés;
  • permettre le partage de sa recette chouchou sur Facebook;
  • offrir une baladodiffusion sur divers sujets comme la bonne alimentation à écouter sur son lecteur mp3 au retour du travail.

L’expérience est globale, les interactions sont multiples.

Un seul design ne suffit plus.

Dans ce contexte où une expérience n’est pas uniquement web, il ne suffit plus de recevoir simplement une maquette de la page d’accueil. Le guide de la marque doit aussi proposer l’affichage de votre logo sur des téléphones mobiles. La page d’impression devrait aussi intégrer des «call2actions».

Et le designer web?

Est-ce que le métier de «designer web» survivra? Peut-être y aura-t-il toujours de la place pour cette expertise spécialisée, tout comme il y a des garages qui ne travaillent que la mécanique et non l’électronique de votre voiture.

Nous nous devons de concevoir des produits qui s’adaptent aux nouvelles réalités technologiques et sociales, les expertises évoluent et déjà le designer web n’est plus suffisant.

En effet, si Internet fut tout d’abord conçu pour connecter les gens, la fin des années 1990 fut celle de l’information où l’indexation des documents prit une part importante. Le retour de l’aspect social et des relations humaines s’impose en le nom du «Web 2.0» et Internet redevient le village global rêvé. Au grand dam d’ailleurs de ceux qui venaient tout juste de comprendre comment faire un bon site web qui pousse leur contenu.

Le designer interactif!

De cette nouvelle réalité, de nouvelles expertises émergent comme le designer interactif.

Un designer interactif conçoit un design simple, des interfaces faciles à utiliser, des formulaires qui convertissent, des modèles de navigation efficaces, des applications mobiles, des pages de profils, des tableaux de bord, des flux d’informations (activity stream), des widgets, etc.

Un designer web ne suffit plus.

November 06 2009

Soyez API

Comme si le web ne regorgeait pas déjà suffisamment de sigles en tous genres, en voici un nouveau dont vous allez entendre parler de plus en plus : « API » pour Application Programming Interface. Cet acronyme peu engageant pour les non-initiés, se traduit généralement par interface de programmation.

L’essor d’internet a forcé les industries à repenser leur modèle d’affaires, ainsi que leur stratégie marketing. Le principal enjeu pour une entreprise est de migrer sur le web en adaptant en ligne son modèle d’affaires traditionnel tout en évitant l’erreur qui consiste à simplement le convertir. Il faut « penser différemment », pour paraphraser la signature publicitaire d’un constructeur informatique fruité.

Oui mais, concrètement…, ça sert à quoi, les API ? Eh bien, prenons l’exemple du site web de la Société de transport de Montréal (STM), qui lancerait un programme d’API et rendrait ainsi disponible son contenu : sa base de données et ses outils de recherche. Cela permettrait alors à un développeur X (un individu ou une société) d’utiliser ce contenu pour créer différentes applications (widgets, applications pour smartphone…). Si l’application conçue est commercialisée et génère des profits, la STM peut alors conclure des partenariats commerciaux avec X ou envisager de commercialiser l’accès à son API sur une base forfaitaire. C’est gagnant-gagnant : X utilise gratuitement le contenu de la STM, qui, de son côté, bénéficie de cette diffusion auprès d’autres publics.

Les API n’ont cependant rien de nouveau, certains ouvrages spécialisés en faisaient déjà mention en 1995. Ce qui est nouveau, en revanche, c’est leur intégration dans la stratégie de distribution des entreprises et le fait que la communauté web au sens large (développeurs et organisations) s’en empare.

Le monde de la radio n’est pas en reste, et le chef de file dans ce domaine est NPR (National Public Radio), la radio publique américaine, qui a lancé en 2008 un programme d’API ayant connu un véritable succès, avec plus de trois millions de requêtes par mois et plus de 2000 membres enregistrés.

Grâce à ce programme, NPR a mis à disposition tout son contenu actuel et ses archives depuis 1995. Résultat ? De nombreux sites ont repris et diffusé le contenu de NPR, et plusieurs applications ont vu le jour, dont une qui fait actuellement un tabac sur l’iPhone : NPR Addict. NPR, qui n’a pas déboursé un sou en développement, tire des bénéfices de cette application en concluant des partenariats commerciaux.

Autre exemple, Last.fm, l’un des sites d’écoute de radio en ligne les plus populaires, a également mis à disposition son contenu et sa technologie au moyen des API. Là encore, le succès est au rendez-vous, car plusieurs centaines de sites et autres « mash-up musicaux »* sont nés grâce à Last.fm.

À Montréal, StreamTheWorld, une entreprise qui fournit des services de transmission multimédia en continu (streaming), connait actuellement un grand succès grâce à une application permettant d’accéder à plusieurs radios par iPhone. L’entreprise travaille d’ailleurs présentement à l’intégration dans sa plateforme d’API pertinentes et sur mesure pour ses clients.

La radio constitue un exemple parmi d’autres, toutes les industries sont en réalité concernées. Des sociétés comme Best Buy et Amazon ont également lancé un programme d’API et établi des partenariats commerciaux profitables.

Les API bouleversent le monde du web ; il devient donc nécessaire pour les entreprises de les intégrer à leur stratégie de marketing. Et si le côté technologique peut parfois rebuter certains décideurs, sachez qu’il est très facile, à l’occasion d’une refonte de site, d’intégrer un tel programme. Ne pas avoir une stratégie de programme API reviendrait à ne pas faire de l’optimisation pour les moteurs de recherche (search engine optimization) pour votre site, ce qui serait impensable aujourd’hui. La mise en place des API permet de bâtir un nouveau canal de distribution sur du long terme en réalisant des économies sur les dépenses en communication (coût par clic et autres médias).

1. Site internet dont le contenu provient de la combinaison de plusieurs sources d’information.

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