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November 29 2010

6 stratégies pour développer la fidélité de vos visiteurs

Une règle d’or dans le monde des affaires stipule qu’il est toujours plus facile de vendre au même client deux fois, plutôt que de continuellement investir des efforts à séduire une nouvelle clientèle.

Une des principales raisons est qu’en améliorant votre volume de vente en provenance d’une clientèle établie, vous réduisez vos efforts et dépenses marketing, en pigeant constamment au sein du même bassin.

Cette règle s’applique particulièrement bien au Web. Si l’Internet demeure un des médiums les plus efficaces pour rejoindre et initier un dialogue avec votre clientèle, il va sans dire qu’une campagne de marketing Web n’est pas sans prix, et que des efforts en temps et budget sont requis pour développer une visibilité en ligne.

Voilà pourquoi qu’en travaillant à développer la fidélité de vos visiteurs, soit en les incitant à interagir avec votre site et en leur donnant de bonnes raisons pour revenir, non seulement vous maximiser vos efforts en conservant vos visiteurs acquis, mais également vous développez la valeur de votre site et le branding au sein de son industrie.

L’exemple Facebook

Facebook est devenu en l’espace de quelques années le site Internet le plus fréquenté au monde, avec un achalandage incroyable de 540 millions de visiteurs par mois. Ce qui est encore plus impressionnant à mon avis, c’est qu’on estime que près de 78% de ce trafic revient continuellement sur le site.

Une des clés du succès de Facebook est de faire revenir les visiteurs sur son site en présentant un haut niveau d’interaction, par exemple en échangeant avec ses amis, en consultant les photos et les commentaires sur les statuts, pour ne nommer que ceux-là.

Bien sûr, on ne peut pas tous être des Facebook, cependant voici 8 stratégies pour vous aider à développer la fidélité de vos visiteurs, et qui sait, peut-être devenir le prochain site majeur de votre industrie :)

Stratégie #1 : Récompensez vos visiteurs

Une des meilleures façons d’influencer positivement les gens est de reconnaître leurs qualités et démontrer une appréciation sincère pour leurs efforts. Lorsque l’on applique ce principe au Web, il s’agit de récompenser vos visiteurs pour le temps passé sur votre site, en leur accordant des statuts virtuels démontrant leur niveau d’interaction.

Un site Web utilisant très bien cette stratégie est la communauté de blogueurs Scribnia, qui accorde à ses utilisateurs des badges méritées suite à leur implication sur le site.

Scribnia

Scribnia

Les utilisateurs auront donc la possibilité de décrocher des nouveaux titres afin de se différencier de la masse, et ainsi démontrer fièrement leur implication. De l’autre côté, la communauté s’agrandit, ce qui devient donc une recette gagnant-gagnant.

De votre côté, sans avoir nécessairement une communauté à gérer, comment pouvez-vous remercier vos visiteurs suite à leur implication sur votre site?  Certains sites e-commerce accordent des rabais suite à une inscription à une infolettre ou encore si un témoignage est écrit.

Vous pourriez également souligner l’effort un une action particulière d’un visiteur ou d’un client important pour votre entreprise, en le mentionnant directement sur votre site ou encore sur votre blogue.

Stratégie #2 : Développez l’intelligence de vos visiteurs

Si vos produits et services ont pour objectifs de répondre aux besoins de votre clientèle, une stratégie de base consisterait à démontrer les nombreux avantages de vos produits et leurs différentes applications. En poussant l’idée plus loin, il s’agirait de créer un contenu éducatif et complémentaire à vos services, visant à développer les connaissances de vos visiteurs.

Par exemple, si vos visiteurs sont intéressés au marché boursier et que vous êtes un conseiller financier, pourquoi ne pas mettre en ligne un glossaire expliquant les différents termes de votre domaine?  Dans le marché hypothécaire, les outils comme les calculatrices de prêt font rages depuis plusieurs années, puisqu’on sait que les visiteurs ont de bonnes chances de revenir consulter l’outil la prochaine fois qu’ils planifient le montant de leur emprunt.

Appliquez-vous à identifier les problématiques rencontrées par votre audience, développez un contenu de qualité venant répondre à ses questions, tout en mentionnant que vous mettez continuellement à jour vos ressources en les incitants à ajouter votre site à leurs signets.

Stratégie #3 : Produire un contenu personnalisé par type de profil

De nos jours, rarement nous allons faire un achat en ligne sans effectuer des recherches au préalable, et surtout sans consulter les recommandations et témoignages des utilisateurs du même produit. Voilà déjà plusieurs années, Amazon a compris la puissance des évaluations et commentaires et fut l’un des premiers à incorporer ce système à sa plateforme d’achat.

S’il est utile de savoir que x acheteurs sur un total de y ont apprécié le produit, il n’en demeure pas moins que cet indicateur peut manquer quelques fois de précisions. En effet, comment puis-je m’identifier à des commentateurs anonymes, possédant des goûts et intérêts différents des miens?

Buzzillions.com, une communauté dédiée aux évaluations de produits en tous genres, a décidé de pousser plus loin le pouvoir des recommandations, en donnant la possibilité de séparer et trier les commentaires selon le profil des utilisateurs, et la future utilisation du produit.

Par exemple, le visiteur du site peut consulter les témoignages selon l’expérience et ses habilités, allant de l’amateur à l’utilisateur professionnel, ce qui vous permet de consulter des évaluations correspondant exactement à votre profil.

Cette recommandation peut vous être utile même si vous ne vendez pas directement en ligne. Si vous offrez des services professionnels, pouvez-vous en dire plus sur le profil de vos clients ayant embauché votre expertise?

Pouvez-vous faire une étude de cas par profil d’utilisation, en gardant en tête l’information susceptible d’être recherché par votre visiteur?

Stratégie #4 : Offrir des programmes d’accès exclusifs

Le sentiment d’exclusivité relié à un produit est une tactique que les professionnels en ventes en marketing exploitent depuis longtemps. Trouvez le moyen de rendre votre produit ou service désirable, offrez-le en quantité limitée, et les consommateurs feront tout pour l’obtenir, la plupart du temps même s’ils n’en ont pas besoin. On pense aux fameux produits Apple continuellement hors de stock, ou encore les clubs privés, invitant certaines personnes triées sur le volet.

Appliquée au Web, cette idée peut devenir une stratégie intéressante pour engager les visiteurs avec votre site, et développer le sentiment d’appartenance.  Si vous avez un volet éducatif ou encore une communauté, restreindre l’accès et choisir individuellement vos membres aura l’effet de conserver la qualité du membership à son maximum, tout en créant un certain sentiment VIP parmi les élus.

Dribbble.com, une communauté de designers Web, fonctionne uniquement par invitation. Le site a connu un franc succès, et nombreux sont les malheureux campant à l’extérieur du programme et faisant des pieds et des mains pour y être invités.

De votre côté, pouvez-vous bénéficier de mettre une partie de votre contenu en exclusivité? Si vous êtes déjà gestionnaire d’une communauté, réfléchissez aux possibilités de créer une plateforme entièrement exclusive, visant à récompenser vos membres les plus actifs, et ainsi créer un engouement relatif à votre marque et développer la perception de votre image de marque.

Stratégie #5 : Gardez votre contenu à jour

Si vous êtes impliqués présentement dans le développement de la présence Internet de votre entreprise ou celle de vos clients, vous connaissez sans aucun doute l’importance d’avoir une stratégie de contenu non seulement pertinente, mais surtout mise à jour continuellement pour refléter les intérêts de vos visiteurs.  Au fameux cliché « Content is king », à mon avis il faut ajouter « fresh quality content is king » :)

À ma connaissance Mashable est l’un des meilleurs exemples de sites utilisant ce principe. Personne ne peut dénier leur immense popularité et leur domination du marché des nouvelles reliées au marketing 2.0 et dernières tendances. Le site reçoit plus de 2 millions de visiteurs par mois, et compte sur près de 500,000 abonnés RSS, soit des visiteurs consultant leur contenu tous les jours.

Une des clés de leur succès? Un contenu continuellement mis à jour, et résonnant à chaque fois avec les intérêts de leurs visiteurs.

Fait intéressant, on remarque que leur contenu est généralement plus succinct que détaillé, ce qui porte à croire que vous pouvez vous simplifier la tâche en écrivant des articles concis et en quantité, mais sans négliger la qualité bien sûr.

En ce qui vous concerne, pouvez-vous développer votre stratégie de contenu, et donner l’impression à vos visiteurs de devoir revenir continuellement s’ils veulent demeurer au courant des dernières nouvelles?

En présentant un contenu à jour, vous démontrez que votre entreprise est très active et non statique,  est au courant des dernières tendances de son marché.

Stratégie #6: Facilitez les options d’abonnements

Les fils RSS et communautés 2.0 ont l’avantage de multiplier les opportunités pour une entreprise de développer la fidélité de son auditoire. À travers les profils Twitter, pages Facebook et abonnement RSS, jamais les utilisateurs n’auront autant de possibilités de suivre une source de nouvelle sous la plateforme de leur choix.

Un gestionnaire marketing Web averti a donc tout intérêt de faciliter l’abonnement aux diverses sources de contenu liés à la présence de l’entreprise, donc faire en sorte que les visiteurs puissent s’informer selon leurs préférences.

Pour une deuxième fois dans cet article, Mashable donne l’exemple en présentant aux visiteurs plus de 50 différents types d’abonnements personnalisés, soit par communauté ou par thématique de contenu.

Cet exemple peut sembler un peu extrême, et à moins d’être un éditeur de contenu à temps plein, peut ne sembler pertinent pour votre site Internet.

Cependant, la clé est de réfléchir aux différentes façons que notre auditoire peut consulter notre contenu, sans nécessairement être sur notre site. Par exemple l’une de mes clientes sait que ses lecteurs consultent les articles du blogue alors qu’ils sont en déplacement entre deux rendez-vous, donc une boîte d’inscription servant à retransmettre les articles par courriel est mise en évidence.

De quelle façon vos lecteurs sont-ils susceptibles de consulter votre contenu, hors de votre site? Sous quelles communautés se trouvent-ils?

Identifiez les plateformes fréquentées par votre audience cible, développez une source d’information basée sur leurs intérêts, et facilitez les inscriptions et abonnements à votre contenu.

Vous développerez ainsi non seulement la fidélité de vos lecteurs, cependant également à travers les différentes communautés, ce qui contribue à développer la perception de votre brand en ligne.

Conclusion

Le commun des mortels va remarquer que les exemples mentionnés dans cet article proviennent de sites considérés comme des géants en ligne, tel que Facebook, Scribina, et Mashable.  Après tout, ces sites comptent sur des équipes marketing Web et des budgets à rendre jaloux la plupart d’entre nous.

Cependant, la clé est de se souvenir que tout succès Internet, que l’on soit un Facebook ou une petite entreprise, commence par un premier pas.  Tout comme dans le monde des affaires traditionnel, il peut être intimidant de se comparer aux meilleurs, cependant vous pouvez ainsi appliquer leurs stratégies à votre marché, et vous inspirer de leurs succès.

Nul besoin d’être un Mashable dès le premier jour, la clé est de s’améliorer continuellement et toujours garder vos visiteurs au sein de l’équation :)

The Quick, 12-Step Guide to Quitting That @#$%ing Job You Hate

Guess what, it’s Monday! And you’re still at that job you hate. Nice.

1. 9am. Get to the office. Go straight to the coffee machine. Hang out there for 10 minutes before heading to your desk. Dread the workweek.

2. 9:10am. Check Facebook and email, despite having just done so on your iPhone 15 minutes prior. Delay the inevitable start of an empty, energy-draining day which will leave you uninterested in social interaction, learning, and sex.

3. 10am. Look around at your co-workers. Realize that they are all either a) mindless drones, b) shriveled, pathetic versions of their former, bright selves, or c) social-climbing douchebag sociopaths. Question the purpose of your existence as you stare at your reflection in your computer monitor circa 1995.

4. 10:05am. Realize how much longer you’ve been at this job than what you intended, awakening in you a horrible, hateful anger which had until now remained dormant like a sleeping dragon for longer than you thought was possible.

5. 10:10am. Begin shaking in rage. Pop a blood vessel in your eyeball. Briefly choke the telephone as if it were some unknown person’s neck before regaining your composure.

6. 10:30am. Analyze options. Consider that, perhaps, you could ask for a transfer to another department or another city. With horror, become conscious that everytime you’ve spoken to them on the phone, they seemed even more brain-dead than the mouth-breathing sycophants in Human Resources.

7. 10:45am. Think back to the time you were offered the cool job with the startup downtown. Have dark thoughts about the we-need-you guilt-tripping that was done to prevent you from quitting. Attempt and fail to slit your wrists with a stapler. Finally acknowledge that you will have to either quit, or throw yourself off the roof, this week. It’s a toss-up.

8. 11am. Awaken to the reality that you may still have much to live for. Recall that time you wanted to work on that documentary or be in that punk band. Realize the guitar is still in the basement, and that no one has yet tried out the website idea you had that your girlfriend was excited about.

9. 11:10am. Start a list of the worst things that could happen if you quit right now. Finally acknowledge the possibility that it wouldn’t actually be that bad, despite how anxious you are about it. Picture yourself on your deathbed.

10. 11:20am. Ask yourself if you can live without your daily soy non-fat latté, your gourmet BLT with aioli mayo, or your 100% pure fruit 2pm snack bar. Ask yourself if starving for a few months is better or worse than being here and simply starving on the inside.

11. 11:30am. Realize that, fuck it, you’re better than that. Walk into your boss’ office and quit with dignity.

12. Noon. Emerge from boss’ office, possibly glowing. Go to lunch. Begin your new life.

October 28 2010

It’s time to start holding social media accountable for ROI

No question, we’re in the midst of a veritable explosion of B2B social media usage.  Led on by numerous evangelists, increasing numbers of online marketers are pushing out wall posts, tweets, blog posts, etc., hoping to gain traction in their target market. We’d like to say, “It’s all good”;  but we know, of course, that [...]

October 14 2010

Facebook, cet incompris

Les conversations apportent leurs lots de sujets forts intéressants à développer et Facebook demeure un sujet de conversation courant, vous en conviendrez! J’ai engagé un dialogue avec Adrien O’leary suite à une question qu’il posait sur Twitter:

À priori, il est parfois difficile de s’exprimer de façon claire et concise en 140 caractères, alors au lieu de se relancer l’un et l’autre dans une escalade de "tweets", pourquoi ne pas en discuter ici puisque sa question apporte un lot de réponses nuancées. Mais n’est-ce pas justement ça la beauté des communications? Réussir à saisir ces nuances et adapter son message selon la personne à qui l’on s’adresse!

Et la nuance est là justement, parce que la ligne est mince entre la diffusion de quelque chose que vous aimez – dans le cas cité, c’est une page Facebook – et le fait de passer pour un polluposteur.

Rappelons simplement quelques faits : Facebook vous permet d’inviter vos amis à devenir adeptes d’une page ou membres d’un groupe. On comprend que c’est une des forces de cet outil puisque ce sont les utilisateurs qui invitent leurs amis. Si notre page ou notre groupe suscite l’intérêt, le nombre de nos abonnés peut grimper vite.

Le problème est que cet outil est utilisé à tort et à travers. Les gens invitent n’importe qui sans se poser de questions. Là où ça devient encore plus dérangeant, c’est quand ça vient d’une agence, comme Adrien le mentionnait. Mais agence ou pas, voici quelques questions dont les réponses, à mon avis, devraient être considérées pour bien gérer vos invitations sur Facebook:

  1. J’ai créé ma propre page pour mon entreprise, puis-je inviter tous mes amis à devenir adepte?

    Bien sûr que oui! Ce sont vos amis après tout! Ils devraient être heureux de savoir que vous vous lancez sur Facebook avec une page professionnelle. Mais ne vous attendez pas à ce qu’ils acceptent tous de devenir adeptes et ne passez pas votre temps à leur envoyer des invitations pour votre page. Pas plus de 2 fois et avec un intervalle assez long entre les deux invitations. 

  2. Je suis adepte d’une page et je veux les aider à acquérir plus d’adeptes pour X raisons, est-ce que je peux inviter tous mes amis?

    On entre dans les nuances ici.  Si vous le faites une fois, parce que ça vous tient vraiment à coeur, personne ne vous en voudra. Si vous passez votre temps à envoyer des invitations, vous deviendrez achalant. Vos amis, vous êtes censé les connaître un peu non? Sont-ils susceptibles d’être intéressés par la page que vous voulez leur proposer? Si la réponse est non, pourquoi leur envoyer l’invitation? C’est ce qu’on appelle cibler son public.

    Oui, mais j’ai 500 amis, je ne les connais forcément pas tous comme il faut!
    Si vous avez 500 amis, c’est sans doute parce que vous avez un objectif plus grand que simplement "faire du social", du moins je l’espère. Il est donc grand temps de vous créer des listes de façon à classifier ces amis. Classer vos contacts par lieux géographiques, par domaine d’activités, par champs d’intérêt, bref les possibilités sont vastes et vous serez en mesure de cibler les invitations que vous envoyez.

  3. Je crée des pages pour d’autres, puis-je inviter tous mes amis à devenir adepte?

    Bien que cette option soit alléchante pour démontrer à notre client qu’il a déjà des adeptes en si peu de temps, je mettrai encore plus de gants blancs ici puisque c’est aussi votre réputation de professionnel qui est en jeu. Si vous appliquez le principe de cibler les personnes et que vous savez que cette page pourrait intéresser quelques-uns de vos amis, pourquoi ne pas ajouter un message personnel à votre invitation? Le message personnel est très peu utilisé. En plus de cibler, vous personnalisez et vous vous démarquez.

Un dernier conseil : ÉCOUTEZ!

L’écoute est la meilleure façon de cibler adéquatement votre public. Si quelqu’un mentionne qu’il n’aime pas recevoir des invitations, ne lui en envoyez pas tout simplement! Il y a longtemps que je sais qu’Adrien n’aime pas recevoir ce type de sollicitation, alors les seules qu’il a reçues de ma part sont celles de mon entreprise parce qu’il fait partie de mes contacts personnels. 

Comment en suis-je arrivée à ces conclusions? Tout simplement en faisant des erreurs moi aussi. À force d’utiliser les outils, on affine nos façon de faire et c’est ce que je voulais vous partager aujourd’hui.

Quel est votre avis à ce sujet? Avez-vous d’autres questions restées sans réponses? Êtes-vous d’accord avec ces principes?

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15 principes de Michelle Blanc pour augmenter votre efficacité sur les médias sociaux


Je termine à l'instant la lecture du livre Les Médias sociaux 101 de Michelle Blanc, consultante, conférencière et auteure marketing Internet et stratégies Web. J’ai adoré !

Le livre de Michelle Blanc est écrit dans un style vivant. Il contient l’essentiel des conseils que vous pouvez retrouver au quotidien dans son blogue. Ceci dit, le livre a un avantage énorme sur le blogue : vous avez au bout des doigts l’ABC des médias sociaux, ce qu’il faut absolument savoir pour partir du bon pied dans l’univers des médias sociaux.

Comme j’arrive un peu tard pour faire ma critique du livre de Mme Blanc (et que plusieurs autres l'ont déjà fait avant moi), je vais me concentrer sur le contenu de l’ouvrage et vous partager mes notes de lecture.

Voici donc les 15 principes de Michelle Blanc pour augmenter votre efficacité sur les médias sociaux :

1 Si vous êtes en affaires, les médias sociaux sont un INCONTOURNABLE. En effet, ceux-ci permettent d’échanger, de raconter, d’expliquer, de s’exprimer, en un mot, de CONVERSER.

2 Dans les faits, les réseaux sociaux sont une variante des bonnes vieilles rencontres face-à-face, le « bouche à oreille sur stéréoïdes. »

« Les réseaux sociaux sont composés d’êtres humains qui, comme vous, ont différentes facettes, écrit Michelle Blanc. Pensez à un gros 5 à 7 d’affaires où vous voulez distribuer vos cartes et vous faire des contacts. » (Les Médias sociaux 101, p. 119).

3 Avant de vous lancer dans la jungle des médias sociaux, il faudra vous préparer. La réussite de votre stratégie sur les médias sociaux sera reliée à vos objectifs de communication et de marketing, à votre image de marque, à votre positionnement, etc. Pour avoir du succès sur les médias sociaux, il sera donc primordial de se donner un plan d’attaque.

4 Si vous êtes nouveau sur les médias sociaux, commencez par sécuriser dès maintenant vos marques sur les différentes plateformes sociales afin d’éviter que certaines personnes empruntent votre identité.

5 Pour être efficace, il faudra multiplier votre présence Web : Flickr, MySpace, YouTube, Dailymotion, LinkedIn, Twitter, Facebook, Slideshare, etc.

6 Par ailleurs, à l’ère de la multiplication des sites de réseautage, de blogages et de microblogages (pour ne prendre que ces trois exemples), il sera important de récupérer les mêmes contenus et de les jouer sur les différentes plateformes.

Michelle Blanc écrit : « Vous pouvez, par exemple, écrire sur un sujet dans votre blogue, mettre les photos qui s’y rattachent sur Flickr, faire une allocution filmée distribuée sur YouTube et inciter les gens à voir ces contenus sur Facebook et Twitter. » (Les Médias sociaux 101, p. 35)

7 « Le roi des médias sociaux est, et reste encore, le blogue », martelle Michelle Blanc (Les Médias sociaux 101, p. 27).

Dans les faits, le blogues est idéal pour apparaître dans les premières places des résultats des moteurs de recherche tels que Google, Yahoo ou MSN. Les raisons de ce succès sont multiples : densité des mots clés, utilisation massive des hyperliens, utilisation du langage naturel, etc.

J’ajoute ici que la lecture du chapitre du livre de Michelle Blanc intitulé
« Bloguer pour vendre » (PDF) que l'on retrouve dans le livre Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires est un passage obligé pour bien saisir ce que j’appellerais la science/art du blogue efficace. Très instructif.

8 Définissez dès le départ une politique éditoriale des contenus, des commentaires et des réactions. Si vous êtes un hebdo, par exemple, vous devez vous poser les questions suivantes : quels sont les journalistes qui peuvent avoir accès à votre compte, quelle est votre politique éditoriale relative aux questions de l’heure, par exemple, devez-vous prendre position ou simplement rapporter la nouvelle, etc. ?

Cette étape est d’autant plus importante que « si vous écrivez une connerie en ligne, rappelle Michelle Blanc, elle restera inscrite sur les différentes archives web assez longtemps. » (Les Médias sociaux 101, p. 39).

9 Durant vos échanges sur les différentes plateformes, évitez de parler de vous (même si très souvent, vous n’aurez pas le choix). Après tout, les médias sociaux, c'est aussi de la vente.

10 Pour générer des résultats à moyen et long terme sur les médias sociaux, maintenez la cadence, échangez, conversez et communiquez régulièrement.

Malheureusement, plusieurs entreprises échouent sur les médias sociaux parce qu’elles manquent d’énergie ; elles s’essoufflent rapidement. Mener une campagne de communication et de marketing sur les médias sociaux (et créer une communauté), cela signifie frapper sur le même clou pendant des mois, voire des années.

11 Dès le départ, il sera nécessaire de vous trouver un créneau. À vouloir rejoindre tout le monde, on finit trop souvent par ne rejoindre personne.

Très vite, il faudra apprendre à identifier les contenus qui font le plus réagir les individus et concentrer vos énergies, choisir, donc sacrifier. À cet égard, un gros MERCI aux raccourcisseurs de liens comme bit.ly qui vous permettent d’identifier rapidement ce qui marche et ce qui marche un peu moins…

12 Pour maximiser votre présence sur les médias sociaux, il sera important de savoir ce qui ce dit sur votre entreprise ou votre marque. À l’instar de ce qui existe déjà dans les médias traditionnels, on retrouve sur le Web de nombreux outils qui permettent de faire le monitoring -- ou veille -- des médias sociaux.

Pour ceux qui veulent en savoir plus long à ce sujet, je me suis amusé dans un billet à identifier le
TOP 100 des meilleurs outils Twitter pour suivre ce qui se dit sur vous ou votre entreprise. Je vous le recommande.

13 IMPORTANT : « Les médias sociaux ne changent pas nos motivations, mais modifient les outils que nous utilisons pour faire des affaires », rappelle Michelle Blanc. (Les Médias sociaux 101, p. 73).

14 ATTENTION : les médias sociaux obligent les entreprises à revoir leur modèle d’affaires et leur manière de communiquer. Mais ce n’est pas la fin des relations publiques comme certains voudraient trop souvent le croire.

15 Épuisé par le changement ? Préparez-vous déjà pour la prochaine révolution, les applications marketing mobiles avec les Androïds et le iPhone.

***

Si vous voulez parfaire vos connaissances sur les médias sociaux, je vous suggère également de lire les livres suivants :
Comment entreprendre le virage 2.0 de Raymond Morin que j’ai d’ailleurs croisé la semaine dernière dans une journée-conférence consacrée aux médias sociaux, Six pixels de séparation de Mitch Joel (version française) et Comment faire de la pub efficace sur Internet (nouvelle édition) qui répond aux 25 questions qui me sont posées le plus souvent durant mes conférences portant sur Internet et les médias sociaux.

October 12 2010

Social Media Is A Big Waste Of Time

You know the drill, the minute something becomes popular, some report comes out making claims about how much money is being pulled out of the economy because we're wasting our time on it.

Social media is no different. In fact, it's not even social media as entirety. We've seen instances where Facebook has been accused of wasting millions of dollars on being a time suck. The same has happened with YouTube and Twitter (more on that here: Gigaom - News Flash: Your Employees are Wasting Time on the Internet). We're always quick to blame the technology and not the people. I always argue that those who are not wasting their time on YouTube (because a company has blocked it) have probably figured out something else to do to waste their time (hint: they're not happy and energized to be doing their jobs ... it's not YouTube).

Social media is a big-time time sucker.

That was the news last week in the AdWeek news item, Social Networking: A Waste of Time? (Oct. 7, 2010). "Here's a sign of social networking's growing presence in modern life: It has surpassed TV viewing as the preeminent waster of people's time," stated the news item. "At any rate, it tops the waste-of-time standings in a 60 Minutes/Vanity Fair poll released this week. Respondents were given a list of six activities and asked to pick the one they regard as 'your biggest waste of time.' A plurality (36 per cent) chose 'social networking,' putting it easily ahead of runner-up 'fantasy sports' (25 per cent) and third-place 'watching television' (23 per cent). Few votes went to 'shopping' (nine per cent), 'reading' (two per cent) or 'your job' (two per cent)."

Social media is only a waste of time if you're using it to waste your time.

It's not because it's a slight against online social networks that I'm upset (or because I base part of my business livelihood on the success of social media as a marketing channel), but we have to meet the people who lump "reading" and their "jobs" as their "biggest waste of time." Wasting your time should probably be defined as an activity that requires nothing proactive, while utilizing minimal effort and with even less of a valued outcome in terms of overall life benefit. But, if you look at social media like that, you're missing the point entirely.

Social media is the fabric that binds our culture together.

Maybe not our current, entire culture but the shift is happening in a very non-subtle way. Contrast the news above with this blog post last week from MediaPost's Engage - GenY titled, Social Network Disconnect, which looks at GenY (those born between 1982 and 2004). Prior to looking at the stats presented below, you should know that Gen Y is (according to the Blog post), "the first generation in U.S. history to exceed 100,000,000 members is typified as multi-cultural, multi-racial, multilingual, multimedia and multi-tasking. Most importantly, Gen Y is the first generation in human history to, as children, be more technologically advanced than their parents."

Are you ready to have your mind blown?...

"Their use of technology is pervasive and sophisticated. You can pretty much count on the totality of Gen Y to be online and connected. Research conducted by the Insights division of Ypulse in September 2010 94 percent of GenY to be on Facebook, spending 11.4 hours a week within its pearly blue gates. This connectivity is nearly ubiquitous, with more than three quarters (78 per cent) of high school and college students connecting to their preferred social network via their mobile phone. Mobile devices and the Facebook platform are the glue that keeps this generation connected. When Gen Y communicates with each other, their preferred tool is a text message (55 per cent state texting as the primary means of communicating with their friends), followed by Facebook (24 per cent). Voice-based communications (land line, VOIP and mobile voice calls) among Gen Y represents only 10 per cent of communications, IM is the primary communications tool for seven per cent and email is dominant among a meager one per cent of Gen Y when communicating peer to peer."

It's not just because it's cool to be on Facebook.

Regardless of what the platform is, there's something bigger brewing beneath the surface here. The massive speed of change and adoption of new media among this huge generation is changing our society (they're not just idly sitting by watching TV, flipping through magazines or playing video games). From whom they trust and rely on to how they perceive privacy and relationships. These youngish people are doing things in a more open and sharing environment (and, yes some of it is not in a positive way - look no further than the tragedy that took place at Rutgers University a few weeks back when a young person committed suicide after a video was posted on YouTube without their consent), and this is having current implications on how society evolves... and we haven't even begun to look at the long-term society impact of this change in terms of business, education, privacy, communications and connectivity. What we do know is that you can hardly dismiss this massive shift as a waste of time (unless all you're doing is watching YouTube videos of people falling off of treadmills - which, admittedly, never gets tiring).

Is this causing such a huge societal change that we can't even begin to imagine the implications, so we have decide to ignore it or pass it off as a time waster, or is the reality something much bigger that we - as the business leaders of today - must begin to grasp and embrace?

The above posting is my twice-monthly column for the Montreal Gazette and Vancouver Sun newspapers called, New Business - Six Pixels of Separation. I cross-post it here with all the links and tags for your reading pleasure, but you can check out the original versions online here:

Tags: 60 minutes adweek business section canwest communications connectivity economy education engage gen y facebook fantasy sports gigaom hr human resources im marketing mediapost mobile montreal gazette new media newspaper newspaper column online social network postmedia privacy reading rutgers university shopping social media social network disconnect social networking societal change technology television text message tv twitter vancouver sun vanity fair youtube ypulse

October 04 2010

Comment calculer le ROI d’une stratégie 2.0

S’il est relativement facile de quantifier le succès d’une stratégie SEO ou PPC suite à la mesure d’objectifs tels que  l’amélioration d’un classement organique ou la conversion de visiteurs qualifiés,  mesurer le rendement d’une stratégie 2.0 apporte son lot de complexité.

Que devons nous mesurer, le nombre d’abonnés Twitter, de fan Facebook ou de visualisations sur YouTube? Ce sont tous des mesures intéressantes, cependant les gens d’affaires sérieux voudront savoir l’impact de ces statistiques sur leurs résultats d’affaires. Le bottom line, quoi :)

Si vous désirez vendre la mise en place d’une stratégie 2.0 à votre patron ou à vos clients, vous devez prouver que les actions posées sous les communautés auront un impact mesurable sur les chiffres d’affaires de l’entreprise.

Afin de vous aider à mettre en place un processus qui vous permettra de mesurer le rendement de votre stratégie 2.0, je vous recommande de feuilleter la présentation suivante de l’excellent Oliver Blanchard.

En appliquant la méthode d’Oliver, il sera possible de quantifier le plus précisément possible les retombées de votre stratégie, mais également savoir quelles sont les activités possédant le plus fort potentiel.

Étape 1 : Identifier la date de lancement

Tout d’abord avant de commencer, il est nécessaire de bien isoler le début de la campagne sous les campagnes 2.0, et seulement si possible, ne pas lancer d’autres offensives majeures dans d’autres médias traditionnels.  Ceci afin d’isoler et quantifier les résultats de la campagne 2.0 le plus précisément possible.

Ensuite, tracer une ligne de temps des derniers mois ou même des dernières années si votre entreprise possède un solide historique, et identifier le début des actions 2.0.

step1

Comme nous le verrons par la suite, cette première étape est essentielle, car nous devrons être en mesure de prouver que les initiatives posées sous les communautés ont amélioré la performance de votre entreprise, croissance à l’appui.

Étape 2 : Créer un calendrier des activités sous les communautés

La deuxième étape consiste à identifier toutes les actions entreprises par votre équipe sous les communautés, et les regrouper sur une ligne de temps.

Je recommande également de laisser un certain délai entre les actions majeures (par exemple les créations de profils) afin de vous donner une plus grande flexibilité lorsque viendra le temps d’identifier les actions ayant rapportées.

step2

L’objectif derrière cet exercice est de pouvoir le plus distinctement possible identifier les actions  qui auront eu un impact sur vos objectifs.  Prenez les actions importantes en note ainsi que leurs dates, par exemple l’ouverture de votre compte Twitter et les interventions répétées des gestionnaires sous les différentes communautés.

Un outil comme Basecamp peut vous aider à garder un bon suivi des actions sur un rythme quotidien.  Il sera également important de former l’équipe et leur souligner l’importance de noter chaque action posée.

Étape 3 : Tracer un portrait de l’évolution de vos objectifs

Selon la nature de vos objectifs d’entreprise, la troisième étape consiste à mesurer l’évolution de la croissance de ces objectifs depuis que votre entreprise s’investit sous les médias sociaux. Par exemple si vous possédez un site e-commerce et que vous souhaitez plus de vente, vous devez donc mesurer le volume de ventes.

step3

Grâce à la médiane soulignant le début des activités sous les communautés, il devrait être relativement facile de quantifier les retombées de vos investissements.

Notez que plusieurs mesures différentes auraient pu s’appliquer en fonction de l’objectif, par exemple le nombre de transactions, de téléchargements de fichiers, commentaires sur votre blogue, etc.

Étape 4 : Mesurer les mentions négatives et positives

Si les stratégies sont appliquées au-devant des bonnes personnes au bon moment, celles-ci devraient engendrer des réactions de votre audience. Le but maintenant est de savoir non seulement si ces réactions sont positives, mais surtout, quel est l’impact au niveau des objectifs.

step4

Grâce à un outil tel que Alterian.com, vous pouvez effectuer une recherche sous les communautés avec les mots-clés reliés à votre entreprise, et l’outil vous retournera une liste des commentaires des utilisateurs vis-à-vis votre message.

Divisez ensuite les mentions positives et négatives, appliquez-les à votre échelle du temps, et remarquez si une certaine tendance commence à se profiler. Si vous faites bien votre travail, il devrait y avoir une croissance des mentions positives!

Étape 5 et 6 : Regrouper les mesures et identifier les tendances

Alors que vous devriez avoir plusieurs tableaux sous les mains suites aux premières étapes, le moment plaisant est enfin arrivé, c’est-à-dire qu’il est temps d’analyser les retombées :)

step5

Donc, regrouper tous les statistiques des étapes 1 à 4, soit depuis la ligne de temps à l’implémentation de la stratégie, la liste des différentes actions sous les communautés, la cueillette de vos données d’objectifs mois après mois et les réactions de vos utilisateurs. Combinez toutes les données sous un même tableau, et vous devriez obtenir un tableau similaire :

step6

Vous devriez déjà être en mesure de pouvoir identifier certaines tendances. Attention, il faut s’assurer d’avoir les bonnes mesures au fil du temps, afin que la comparaison demeure pertinente.

Étape 7 : Repérer et maximiser les actions qui rapportent

Nous mentionnions au début de l’article que les gestionnaires ont souvent de la difficulté à mesurer le succès de leur stratégie 2.0, et les retombées au niveau de leurs objectifs d’affaires. Cette dernière étape vise à résoudre cette problématique.

Maintenant que vous avez appliqué toutes les données au sein du même tableau, la dernière étape consiste à identifier les actions ayant directement influencé les objectifs.

step7

Si vous avez bien rempli sur une ligne de temps vos actions posées sous les communautés, vous devriez pouvoir facilement voir quelles sont les initiatives 2.0 qui ont généré une croissance de vos objectifs.

Était-ce un nouvel article que vous avez publié, la mise en ligne de votre page Facebook? Bref, l’objectif est de trouver l’endroit où votre courbe d’objectifs est en croissance, et tirer des leçons précises sur les activités précises qui fonctionnent vraiment.

Vous pouvez ensuite retourner voir votre patron et/ou client et ainsi démontrer que votre stratégie 2.0 a non seulement généré des retombées positives, mais que vous pouvez clairement identifier les actions productives et rentables.

Si vos chiffres sont bien superposés et démontre une croissance positive, vous devriez pouvoir obtenir un nouveau budget pour continuer les efforts :)

Dans le cas où les chiffres sont  négatifs, il faut retourner à la table à dessin, utiliser les tableaux pour identifier les stratégies fautives et à quel moment une amélioration aurait dû être remarquée.

Conclusion

J’en conviens personnellement, il n’est pas facile de mesurer les retombées d’une campagne virale, et c’est une réalité que les médias traditionnels ont eu de la difficulté à vivre avec. L’Internet dans toute sa splendeur et sa complexité permet de mesurer l’efficacité des actions marketing à un niveau encore jamais réalisé.

Il faut se mettre dans les souliers de vos clients; est-ce que vous seriez prêt à investir dans une stratégie 2.0 dont vous ne pouvez mesurer les résultats?  Avec la méthode d’Oliver Blanchard, vous êtes maintenant en bonne posture pour prouver à vos clients que votre stratégie 2.0 rapporte au bottom line de l’entreprise.

August 18 2010

Votre site est-il prêt pour les médias sociaux?

Site Web en travauxVous êtes travailleur autonome. Une partie de votre nouvelle clientèle arrive via le Web. Vous entendez régulièrement parler des médias sociaux. Mais, avant d’y investir de votre temps, savez-vous si votre site est prêt? A-t-il ce qu’il faut pour engager et fidéliser les internautes avec lesquels vous avez amorcé une relation sur LinkedIn ou sur Twitter?

Les chemins menant à votre site sont nombreux

L’adresse de votre site Web est intimement liée à vos interactions sur les médias sociaux. Elle est immédiatement visible sur vos profils. Peu importe le site. AgentSolo.com, LinkedIn ou Twitter. Par expérience, une partie des internautes qui découvre une de vos contributions – que ce soit une capsule sur AgentSolo.com ou un message sur Twitter – sera assez curieuse pour découvrir votre profil sur la plate-forme où a été publié le contenu. Puis elle continuera sa navigation sur votre site.

Une source de trafic potentiellement plus grande est le trafic venant des médias sociaux. Sans que les visiteurs passent par votre profil. Une page de votre site peut en effet capter l’attention d’internautes qui la partageront tout simplement avec leurs contacts. Via une mise à jour de leur statut sur les plate-formes où ils sont présents, directement dans un de leurs forums préférés ou en répondant à un de leurs contacts qui a une question à laquelle une page de votre site répond. Le message contiendra un lien vers votre site et il peut être à l’orginie de nombreuses visites. Surtout si le contenu est repris par la suite.

Quatre questions pour y voir plus clair

Je considère que vous perdez des opportunités lorsque vous développez une présence sur les médias sociaux alors que votre site ne sait pas engager ses visiteurs dans une relation d’affaires. Quatre réponses négatives aux questions suivantes peut signifier que vous feriez mieux de revoir votre site avant d’investir davantage de temps sur les médias sociaux.

Communiquez-vous votre compétence d’affaires (ou USP)?

À l’heure des engins de recherche et des médias sociaux, chaque page de votre site est une page d’atterrissage. La majorité de vos visiteurs ne verront pas votre page d’accueil.

Vous avez néanmoins plusieurs opportunités pour leur indiquer qu’ils sont au bon endroit :

  • Quelle phrase ou quelles expressions apparaissent sous votre logo?
  • Vous différencient-elles de vos compétiteurs?
  • Vous présentez-vous dans le menu latéral (comme le fait Ben Yoskovitz)?
  • Avez-vous une offre de services? Votre blogue comporte-t-il un lien vers cette offre?

Ces questions paraissent anodines mais je pourrais facilement nommer plusieurs contacts que je suis sur Twitter. Des personnes dont j’apprécie les contributions mais que je suis incapable de recommander car je ne sais pas précisément ce qu’elles ont à offrir.

Offrez-vous du contenu que vos clients potentiels trouvent utile?

Avoir un site Web n’est pas nécessaire pour démontrer de l’expertise. Certaines personnes se démarquent par la pertinence des liens qu’elles partagent ou par les réponses qu’elles donnent. Sur un blogue ou sur LinkedIn Réponses. Même si vous êtes l’une d’entre elles, vous avez à gagner à proposer davantage qu’une offre de services sur votre site.

Je fais notamment dans la gestion de campagnes AdWords. Les nombreux articles que j’offre sur mon site me permettent d’amorcer des conversations. Sur mon blogue autant qu’hors-ligne. Certaines m’ont permis de gagner des contrats. D’autres me permettent d’être cité comme référence. De tels échanges me permettent d’autres fois de mieux comprendre un marché. De simples pages de présentation de mon offre ne supporteraient pas ainsi mon rayonnement Web.

Publier du contenu que votre public-cible trouve utile donne une bonne première expérience à un visiteur mais fidélise aussi un client potentiel. Sans compter que ce contenu peut être partagé sur des réseaux dont vous ignoriez l’existence … et inciter des personnes à vous suivre sur leur média social favori. Cercle vertueux. Vous avez dit?

Incitez-vous les internautes à l’action? Les fidélisez-vous?

Votre site doit contribuer à l’atteinte de vos objectifs d’affaires. Vous souhaitez probablement qu’il soit trouvé par vos clients potentiels et que ces derniers soient nombreux à vous appeler après l’avoir visité. C’est bien correct mais vous laissez de l’argent sur la table si vous n’utilisez pas votre site pour fidéliser les prospects qui ont besoin de vous connaître davantage avant de vous appeler ou de vous recommander.

D’où la nécessité d’offrir aux visiteurs d’autres actions possibles que celle de consulter la page avec les informations pour vous contacter.

Vous publiez un bulletin électronique. Offrez-vous le formulaire d’abonnement bien en vue sur toutes les pages? Vous tenez à jour un blogue. Offrez-vous aux internautes la possibilité de suivre vos publications dans le format qui leur va bien (lecteur de flux RSS, courriel, …)? Vous donnez une présentation au prochain WordCamp à Montréal. Le mentionnez-vous afin que vos visiteurs puissent s’y inscrire et ainsi avoir la chance de participer à la non-conférence? Vous avez créé un guide au format PDF. Sa lecture pourrait pousser une personne à faire appel à vous pour une formation. Le mettez-vous en avant?

Attention à ne pas transformer votre site en arbre de Noël. Plus les sollicitations sont nombreuses, plus un internaute peut douter et choisir de quitter. Mais des incitations à l’action bien intégrées ont le potentiel d’engager vos visiteurs. La définition d’actions permet ensuite de les mesurer et d’évaluer les sources de trafic les plus rentables.

Vous appuyez-vous sur vos fans pour crédibiliser votre offre?

Des internautes qui arrivent pour la première fois sur votre site ne vous connaissent pas mais certains connaissent peut-être l’un de vos contacts qui aime déjà votre blogue.

Diane Bourque on Facebook

Reconnaître un contact de confiance dans le menu latéral d’un site sur lequel j’arrive pour la première fois m’encourage généralement à prendre une action autre que celle de fermer mon navigateur. Il y a là un phénomène de recommandation sociale.

Vous animez une page sur Facebook. Comme Diane Bourque, avez-vous installé l’extension de Facebook? Profitez-vous de vos efforts de rayonnement sur le réseau américain pour mieux engager les visiteurs de votre site?

Prochaines étapes

Vous n’avez pas répondu par la négative à chacune de mes questions. Il ne s’agit donc pas de laisser les médias sociaux pour votre site. Ou de laisser votre site pour les médias sociaux.

À vous maintenant de définir les étapes pour mieux utiliser l’un comme un levier pour l’autre.

P.S 1 : Merci à Olivier Bruel et à Cindy Rivard pour la relecture initiale.

P.S 2 : Bravo et merci à Grant Kwok pour la photo illustrant ce billet.

P.S 3 : Merci à Yves Williams pour l’invitation à écrire cet article et à le publier sur AgentSolo.com.

August 10 2010

Facebook : Celui qui gère n’est plus celui qui paye

Je remarquais en avril les limitations dans la gestion des campagnes de publicité sur Facebook et sur LinkedIn. Marc Poirier enfonçait le clou en juin en publiant les 7 affaires que les agences haïssent de la gestion des campagnes sur Facebook.

L’absence de gestion des accès par rôle appartient maintenant au passé. Un annonceur n’a aujourd’hui plus à créer un compte fictif dont le mot de passe est partagé avec différents intervenants. Puis une agence n’a plus de raison de prendre en charge le budget publicitaire d’un client. Celui qui gère une campagne sur Facebook ne doit plus être celui qui entre sa carte de crédit.

Campagne publicitaire sur Facebook

Cette nouvelle fonctionnalité marque l’arrivée à une certaine maturité des outils de gestion de campagne fournis par Facebook. Elle marque aussi la reconnaissance du rôle que peut jouer un gestionnaire dans la mise en place de campagnes rentables sur la plate-forme.

August 06 2010

Yahoo’s Social Search Answer to Google’s Aardvark?

In February of 2010, Google purchased a social Q&A site, Aardvark. It seems like a great match, for a couple of reasons. One is that a paper from Aardvark that attracted a lot of attention, The Anatomy of a Large-Scale Social Search Engine (pdf), written by Damon Horowitz and former Googler Sepandar D. Kamvar, [...]

July 06 2010

Facebook = vous n’êtes pas chez vous!

Hier, un client m’écrit en panique que sa page organisationnelle a été « flushé » de Facebook, sans préavis ou explication autre que ce message :

Hello,

The Page (XXXX) has had its publishing rights blocked because it violates our Pages Terms of Use. Amongst other things, Facebook restricts the publishing rights of Pages that impersonate other entities, represent generic concepts, spam users, or otherwise violate our Terms of Use. These policies are designed to ensure Facebook remains a safe, secure and trusted environment for all users. If you have any questions or concerns, you can visit the Terms applicable to Facebook Pages at http://www.facebook.com/terms_pages.php.

The Facebook Team

En discutant avec un autre client et en racontant qu’un client a eu sa page bani de Facebook (sans le nommer) mon client m’informe qu’il a eu la visite d’un représentant commercial de Facebook qui les a avisé qu’il n’était pas permis de faire un concours sur Facebook, à moins d’y acheter de la publicité. On peut comprendre cette interprétation de Facebook en lisant dans les termes de Facebook :

7. If you collect user information on your Page, Section 9 of this Statement also applies to you.

et

9. You may not establish terms beyond those set forth in this Statement to govern the posting of content by users on a Page you administer, except you may disclose they types of content you will remove from your Page and grounds for which you may ban a user from accessing the Page.

En clair, chez Facebook vous n’êtes pas chez vous. Vous êtes chez Facebook. En outre, une grosse portion de Facebook est fermée au reste du Web. Facebook est comme un nouveau Web parallèle. Donc si vous avez 5000 membres de votre page corporative et que seulement 10% lisent ce que vous y écrivez, vous ne parlez en fait qu’à 500 personnes. En comparaison avec un blogue disons, le contenu que vous y mettrez sera lui accessible à l’ensemble des internautes. C’est une méchante différence. Comprenez bien que je ne dévalorise pas la présence d’entreprise sur Facebook, bien au contraire. Je m’efforce plutôt d’indiquer que Facebook se doit d’être dans l’arsenal d’une présence média sociaux mais qu’il ne sera probablement pas le fer de lance d’une stratégie et qu’à moins que vous n’achetiez de la pub sur Facebook, que vous ayez déjà une masse critique importante d’usager (comme pour un syndicat ou un ordre professionnel ou un CEGEP par exemple), ou un brand très fort (comme Nike ou Starbuck), une page organisationnelle ne fera peut-être pas les miracles que vous vous attendez. En outre, les termes d’utilisation de Facebook peuvent et risquent de changer sans préavis. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à plusieurs animateurs radio de stations communautaires de Montréal qui ont vu leur blogue MySpace disparaître du jour au lendemain parce que MySpace venait de changer ses conditions d’utilisation.

MAJ

Je vous invite aussi à lire ou à relire mon billet: La folie des entreprises avec Facebook

June 02 2010

Facebook & Co… de la vie privée à l’intimité de la vie privée ?

Dans mon précédent billet (Facebook m’a tuer…), j’affirme que la protection de la vie privée est une responsabilité individuelle. Voici un extrait : “Internet est de facto un espace public dans lequel des sociétés tentent de créer des espaces privés. D’une certaine manière, c’est une démarche paradoxale parce que contraire à l’ADN du Web [...]

May 29 2010

Life Is Marketing

We often forget that everything we do is Marketing.

Even if we don't like the term "marketing." Even if it doesn't have the word "marketing" on your business card or in your job description... you're in marketing.

It sometimes takes the wise words of someone who is super-successful and doesn't consider themselves a "Marketer" to make that type of realization. I had a pretty cool week. The Canadian Marketing Association (CMA) held their National Convention in Toronto (and I was honored to be the Co-Chair of the event). In helping to put together the stellar line-up of speakers, we scored Howie Mandel (comedian, actor and host of Deal Or No Deal and this season's America's Got Talent). Beyond his on-screen public persona, he's also an author (Here's The Deal: Don't Touch Me), producer and manages many different angles of the entertainment and content business. He's funny... and he's razor sharp when it comes to business. In thinking aloud as to why he was invited to be the closing keynote speaker for the second day of this Marketing conference, he suggested that everything we do, all of the time is marketing.

"Life is Marketing," said Mandel... and he's right.

From trying to get an idea across in a meeting to closing a deal to going out on a Friday night to meet someone, we all spend our days trying to market ourselves, our ideas and the work we do. Don't believe me (or Howie Mandel)? Think about the last time you had to fight for a promotion or a raise? What were you really doing? You were marketing yourself. Think about the last time you tried to get an idea across in a meeting. What were you really doing? You were marketing the idea to your peers.

So, should everyone be on Twitter, Facebook, YouTube, TV, in books, etc...?

According to Howie... yes! (while I might argue that one should have a strategy in place before simply diving in). Howie's take is this: in a world where there are so many choices - from a multitude of channels and books to millions of people creating and sharing content online - that brands need to not only be where the people are, but to be doing things in enough places that they get noticed.

It's a little bit of a mass media concept, but it makes a lot of sense.

Depending on the type of brand you have and how you need it to connect to your consumers, Mandel is spot on: the more findable you are and the more valuable the content that you are creating is, the more likelihood you will have of building a strong and vibrant brand. The brands that stick to one thing (and that includes TV and/or the Internet) are the ones, according to Howie, that are not paying attention to "what's going 'out there'" and being open to new and, potentially, life-changing opportunities.

And that's no joke.

"Life is Marketing"... it feels nice to say that.

Tags: americas got talent book brand branding business canadian marketing association cma cma national convention content deal or no deal entertainment business facebook heres the deal dont touch me howie mandel keynote speaker life is marketing marketer marketing marketing conference mass media producer publisher tv twitter youtube

May 27 2010

Lessons We Learned from Advertising on Facebook

Lessons We Learned from Advertising on FacebookFacebook is so much more than a traffic generator.  At Infusionsoft, I manage our advertising we do on the web including Google AdWords and Facebook Advertising. In the spirit of Facebook Marketing Week, I’ll share six lessons I’ve learned that will help you advertise your business on Facebook.

The prevailing thought is that advertising on Facebook can drive clicks and inordinate amounts of traffic. This is very true. I however, strongly disagree with those who feel that it can’t drive strong conversions as well. A myth shared by “scholarly marketing expert” types often cite people visit Facebook merely are there to engage and not consume.

While this is partially true, I disagree with the conclusion from that line of thinking.  Specifically, the notion that advertiser’s best hope is to simply drive a lot of website traffic. Facebook users are in a prime mode to engage, and that results in a potential prospect that’s extremely open to consuming various lead generation materials … as long as the ads are relevant and non-pitchy. That’s why materials such as ‘free reports’ and ebooks succeed to the extent that I’ve seen.

Read more about using Facebook for lead generation on our previous post. On there, you’ll pick up several key tactics for using Facebook to help grow your list.

The mere fact that people are on Facebook to engage encourages digestion of your lead generation materials. This is true because we’ve seen our conversion rates measure better with Facebook than any other traffic source. Think about that … we advertise quite a bit on Google in addition to a number of publishers who have good response rates.  Facebook works very well for us.

We closely monitor our Cost per Lead (CPL) across all our advertising. Dollar for dollar, Facebook far outperforms any other lead generation tactic by that metric (except perhaps, an extremely well-executed, well-maintained AdWords campaign). Nonetheless, it’s much easier to create an ROI positive Facebook ad campaign than an AdWords campaign.

Facebook is also an excellent introduction to online advertising. If you’re not yet an AdWords expert, Facebook provides an easy interface and it hits on some concepts that will help you understand more complicated PPC principles.

After five-figures invested into Facebook ads, I’ve decided to share six big lessons we’ve learned with advertising on Facebook. Keep in mind, we tested, tweaked and always aim to improve our ads every day.

1.   Deep Targeting.

Take advantage of Facebook’s easy-to-use targeting options. Invest time coming up with a clear picture of who actually is in your target market. Don’t target the industry as much as you target their specific interests. Consider what keywords their profile would include and specific interests their demographic has.

2.   Use Multiple Campaigns.

While it can be a bit exciting to see one campaign perform well, consider launching several campaigns with different copy, visuals and targets at once. Facebook provides a decent reporting system so you can quickly see what’s performing (and what’s not).

3.   Segment Ad Campaigns.

It’s very important to organize your aggregated keywords into logical segments. Once you’ve done this, you can easily create ultra-targeted ads. This makes it much easier to narrow the reporting between all your ad campaigns and build reports.

4.   Rotate Different Visuals.

Rotate your creative at least every two weeks. Studies have shown that you get much more mileage (and clicks) by rotating images. If time is of the essence and you don’t have the bandwidth to create more masterful ad copy, alter the graphic to a decent impact on the ad campaign.

5.   Check Your Stats, Review Reports.

While somewhat boring to the average marketer, it’s very helpful to invest the time to review the data, demographics and the response rates on different ads. This knowledge will help you create better-targeted, lower-cost campaigns. The most underutilized aspect of Facebook advertising would be the ability to access detailed demographic information. It’s seriously awesome; take advantage of it!

6.   Use Conversion Tracking.

If you’re lucky enough to use a powerful CRM that tracks Lead-sources and performance of inbound traffic, use it. Facebook recently introduced conversion tracking (it’s in beta) and it’s pretty sweet.  I cheat and use Infusionsoft for tracking my Facebook ad activity and it provides the data on conversions that we need and gives me insight on how ads are performing on top of Facebook’s ad reporting.

Take it from me; it’s my job to help others on the web find Infusionsoft and become our prospects and customers. These tips will give you the extra edge to get more out of advertising on Facebook.

Facebook offers more than branding, it delivers lead generation value and helps drive our business. I admit it did take a lot of experimentation and collaboration with our marketing team to get our ads to the level they are performing today. No secret tactics are involved – but there is a unique element of engagement that isn’t typically found with other types of advertising on the web.

If you’ve got questions, I might have answers. Let me know if you want to know more about Facebook ads in the comments below. We have a few more hot items for Facebook Marketing Week lined up. Subscribe now to be notified when we publish them.

Facebook Marketing Week

Facebook is a registered trademark of Facebook, Inc.

May 25 2010

Quatre raisons pourquoi votre marketing médias sociaux est poche

C’est via les twitts de @PTChoquette, @sgrandmaison et @davefleet que j’ai pris connaissance du billet de Dave Fleet, Four Reasons Your Social Media Marketing Campaign Sucks. Il y structure plusieurs conseils que je donne ici depuis un bon bout déjà. Il observe que les campagnes poche (traduction et adaptation libre):

- Sont souvent basées sur des prémisses à court terme et les médias sociaux sont plus adaptés pour le long terme

- Ce peuvent être des campagnes qui ne reposent sur aucune présence Web continue

- et ce sont des campagnes unidirectionnelles avec aucun dialogue bidirectionnel avec ce qui peut être perçu comme un auditoire plutôt que comme des interlocuteurs.

J’ajouterai à ça qu’il faut se monter une communauté avant d’en avoir besoin. Faire le contraire est souvent contre-productif, onéreux et même potentiellement dommageable pour la marque.

Il observe aussi que

1. Ça prend du temps et de l’argent pour bâtir une communauté. Ça vient souvent en contradiction avec des « campagnes » qui se veulent définies dans un court laps de temps et avec des objectifs de conversion précis.

2. Que certaines organisations « scrap » les efforts qu’ils mettent dans la création d’une communauté une fois que la campagne est terminée. C’est un peu le syndrome de nos partis politiques qui ne ‘jasent’ avec l’électorat que durant une campagne électorale et les oublis le reste du temps.

3. Les médias sociaux sont des médias «Mérités » plutôt que des médias « payés ». Une bonne description de la différence entre médias « mérités » et médias « payés » nous est offerte par Forrester dans le tableau ci-joint. L’idée maitresse est que vous devez « mériter » le média (média social) plutôt que de tenter de l’acheter. Vous y mettrez de l’argent tout de même parce que les ressources ne sont pas gratuites, mais les abonnés/interlocuteurs y viendront parce qu’ils vous trouvent pertinent:

4. Les campagnes unidirectionnelles ont peu de chance d’atteindre une masse critique (à moins que vous ne faites un « stunt » si efficace qu’il devienne viral à l’exemple de la campagne Dove Evolution). Vous êtes décidément mieux d’y aller progressivement, d’être bidirectionnel et d’avoir des objectifs à moyen et long terme.

May 19 2010

May 06 2010

Oui, on peut encore gagner de l’argent avec sa musique…

….mais différemment.

2,5% de la production musicale représente 70% de la diffusion radio…Et l’an passé, 90 % des revenus des ventes en ligne sont allés à seulement 10 % des groupes. Il devient de plus en plus dur de développer et exposer de nouveaux talents, or c’est là que tout reste à faire.


On entend souvent l’expression “S’adapter ou mourir” concernant les maisons de disques. Je suis d’ailleurs la première à l’utiliser…

Ça peut sembler exagéré, menaçant… mais pour l’industrie musicale, il s’agit des deux seules alternatives. Et elles n’ont jamais semblé aussi réelles. Dans les prochains mois, EMI pourrait très bien disparaître. Et toutes les grandes maisons de disques se jettent à corps perdu dans des batailles perdues d’avance.

Alors que leur principal concurrent est la gratuité, elles ne se focalisent que sur l’éradication du partage de fichiers illégaux alors qu’elles devraient rentrer en concurrence frontale avec le gratuit et proposer des produits à forte valeur ajouté.

Imaginons que les maisons de disques aient compris cela il y a 10 ans au lieu de faire de la lutte contre le téléchargement illégal le cœur de leur business model. Nous aurions des fichiers DRM Free et un Itunes interopérable depuis des années…

S’adapter ou mourir donc…

Mais il reste de nombreux et différents leviers de monétisation (voir mon article surhttp://digitalmusic.tumblr.com/post/330391306/quels-sont-tous-les-canaux-de-revenus-potentiels-pour) et de nouveaux business modèles émergents, permettant aux artistes (comme aux labels) de pouvoir vivre de la musique.

Le marketing direct to fans – ensemble d’actions marketing se concentrant principalement sur la monétisation de la relation artiste et fan - est en plein développement. Ce business model ne dépend plus uniquement de l’air play radio ou les diffusions de clips en TV. Il dépend principalement de la relation entretenue entre les artistes et leurs fans.

Mike Masnick (rédacteur en chef de Techdirt) l’a très bien théorisé avec cette formule :

Connecting with Fans (CwF) + Providing a Reason to Buy (RtB) = $$$

En résumé, trouvez vos (vrais) fans, fidélisez les, donnez leur une raison d’acheter et à cette condition vous gagnerez de l’argent.

De nombreux artistes, maintreams ou indépendants ont radicalement changé de modèle marketing pour utiliser principalement le marketing direct to fan avec succès. Parmi les plus connus, citons les exemples de Nine Inch Nails, Radiohead, Imogen Heap, Amanda Palmer, David Byrne, les Beastie Boys, Weezer, Jonah Matranga, Exsonvaldes ou Cyril Paulus pour la Franc e…

Cela peut sembler assez facile: l’artiste entre en contact avec ses fans, leur donne une raison d’acheter et monétise. Mais comment savoir qui sont ses fans? Comment rentrer en contact avec eux?

Comment attirer leur attention quand il y a à peu près 6 millions d’artistes sur MySpace? Cela peut paraître simple pour NIN et Radiohead, qui ont bénéficié du soutien de leurs labels pendant des années, et qui possédaient un public déjà très important lorsqu’ils ont décidé de quitter leurs labels respectifs. Alors comment un artiste en développement, seul, peut émerger, attirer l’attention et gagner de l’argent?

Est-ce que le marketing direct to fan n’est pas mieux adapté aux artistes établis ou réfugiés des majors ?

En fait, cela est très simple si vous comprenez bien l’essentiel de ce modèle.

Le cas Trent Reznor

Trent Reznor, l’homme derrière le groupe Nine Inch Nails, a fait de très nombreuses expériences qui démontrent bien comment fonctionne ce modèle. Il en est même devenu le véritable précurseur et chef de file.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Njuo1puB1lg[/youtube]

Reznor a toujours fait en sorte d’être proche de ses fans et a créé un des meilleurs sites d’artiste, avec forums, chat rooms et de nombreuses possibilités d’interaction. Il encourage également les fans a réellement interagir les uns avec les autres.

Alors que Warner Music a bloqué tous les clips de ses artistes sur Youtube pendant des mois, Reznor regroupe sur la home page de son site web toutes les vidéos prises par ses fans lors de ses concerts (il encourage ses fans à prendre photos et vidéos). Il a même créé une application Iphone gratuite qui permet à ses fans de se retrouver, de communiquer les uns avec les autres, et de partager photos et vidéos.

Tout le propos de Reznor est de bien comprendre comment attirer et se connecter avec ses fans et de les aider à mieux se connecter les uns aux autres, comme s’ils faisaient partie d’un club.

Et à partir de là, on a toutes les raisons d’acheter (Rtb=Reason to buy). Et Trent Reznor donne toutes les raisons d’acheter. Récemment, il a décidé de mettre en ligne gratuitement tout ce qu’il enregistrait. En effet, sachant que sa musique sera de toute façon sur les sites de partage de fichier, il ne voit aucune raison de perdre son temps à combattre cet état de fait.

Par contre, il ajoute à sa musique tellement d’options que les gens ont de toute façon envie de l’acheter. Lors de la sortie de son album Ghosts I-IV, il a mis en ligne tous les titres sous une licence Creative Commons permettant à tout le monde de les partager en ligne gratuitement.

Mais il a également mis en place des “raisons d’acheter” très simples. Vous pouviez acheter le CD 2 disques pour 10 $. Vous pouvez également acheter le Deluxe Edition pour 75 $ (coffret, CD, DVD, Blu-ray et un album photo).

Il a également mis en vente 2500 exemplaires d’un coffret Ultra Deluxe limited Edition à 300 $. Avec le coffret, vous aviez CD, DVD, Blu Ray, Vinyls de haute qualité et album de photos très rares sur une impression haute qualité. Mais, le plus intéressant est queReznor a signé lui-même tous les coffrets. De sa main.

Au final, il a vendu en moins de 30 heures les 2.500 coffrets pour un total de 750.000 $.

Si l’on regarde de près les chiffres de Reznor, on s’aperçoit qu’il donne sa musique, soit, mais que cela ne signifie pas qu’elle est gratuite.

En étant toujours au plus près de ses fans, il leur a donné une raison d’acheter. Et c’est ce qu’ils ont fait !

Dans la seule première semaine de sortie de son album, Trent Reznor a engrangé 1,6 million de dollars.

L’idée que l’on ne peut pas rivaliser avec le gratuit ou que le gratuit signifie qu’il n’y a pas de business model est un mythe. Quand la musique devient gratuite, cela ouvre de nouvelles opportunités pour des business modèles efficaces.

Le dernier album de Reznor, « The Slip », sorti il y a quelques mois, était également gratuit. Mais il est sorti le jour même de l’annonce de la tournée de la prochaine tournée de Nine Inch Nails. Ce que Trent Reznor demandait ? De lui laisser une adresse email si vous téléchargiez son album. Dès que vous aviez donné votre email, vous pouviez ensuite télécharger ses titres, en format FLAC (meilleur que le simple MP3).

Mais comme vous aviez laissé votre adresse email, vous avez donc reçu un email vous informant de la tournée, dans votre ville ou pas loin… et les tickets sont partis à toute vitesse.

La musique gratuite n’a pas nui à la capacité de Reznor à gagner de l’argent. Elle l’a même renforcée.

Alors oui me direz-vous mais Reznor n’est vraiment pas représentatif. Car après tout, sa fanbase, il l’a construite alors qu’il était encore signé sur un label. Et c’est ce « vieux modèle » qui lui a permis de sortir des albums, d’en faire la promotion, de construire safanbase et devenir une star du rock.

Alors même si on peut ergoter sur la conséquence réelle de sa signature dans un label dans la réussite actuelle de Reznor, il est intéressant d’étudier comment ce modèle marche pour de nombreux artistes, très différents, des superstars aux artistes en développement.

John Freese: une stratégie radicale

Josh Freese est un batteur, qui apparaît sur plus de 100 albums et se produit avec de nombreux groupes. Il a joué avec Nine Inch Nails, Guns N’Roses, Sting, Devo, The Vandals, The Offspring. Pourtant, en dehors des cercles spécialisés, il n’est pas vraiment connu. Quand il sort son deuxième album solo, Since 1972 , en mars 2009, il décide de mettre en place un système similaire à ce qu’avait fait Reznor sur Ghosts I-IV mais adapté à sa propre personnalité – En résumé, un peu extrême…

Il y avait donc la possibilité d’acheter la musique et les CD pour vraiment pas cher. Mais pour 50 $, John Freese vous appelait directement et vous pouviez lui parler 5 minutes, en lui posant toutes les questions que vous vouliez sur lui ou ses amis. Pour 250 $ vous pouviez déjeuner avec lui et pour 500 $ vous déjeuniez dans un restaurant très haut de gamme. Les déjeuners se sont vendus en une semaine environ.

À 2.500 $ (dans la limite de 5 packages), il vous donne une leçon de batterie (et vous pouvez garder une de ses caisses claires). Vous pourrez également visiter le musée de cire de Hollywood avec Freese et un de ses amis rockstar (à choisir dans une liste). Et puis vous pourrez aussi choisir 3 vêtements dans sa garde robe et les garder.

A 10,000 $, vous dinerez avec Freese et un de ses amis rockstar, avant d’aller à Disneyland toujours avec Freese. Et à la fin de la soirée, vous garderez la Volvo break de Josh - après l’avoir déposé chez lui. Evidemment, il n’y avait qu’un seul package de disponible.

Il y avait aussi des packages à 20.000 $ et à 75.000 $ avec des offres comme avoir Freese comme batteur dans votre groupe ou l’avoir comme assistant personnel pendant quelques semaines. Vous pouvez aussi partir en tournée avec lui. Il pourra même écrire et enregistrer une chanson sur vous. Un adolescent de Floride avait acheté l’option à 20.000 dollars, et a passé une semaine avec Freese, dont une nuit sur le Queen Mary, une soirée pizza chez et avec Mark Mothersbaugh (de Devo) et un mini-golf avec le chanteur de Tool.

C’est quoi être un artiste maintenant?

Alors là, on me dira, oui, mais est-ce qu’un artiste doit faire ça, ce n’est vraiment pas son métier… Oui mais d’abord, c’est quoi être un artiste maintenant? ne doit-il pas se poser la question constamment de comment monétiser, de comment se rendre visible, aller chercher du public..Et puis enfin, personne n’a obligé Freese à quoi que ce soit. Il a composé ses packages et s’est amusé tout seul. Et il ne conseille à personne de le faire. ET je ne le conseille pas non plus, ce qu’a fait Freese est plutôt radical.

Mais en se faisant connaître, en créant sa base fans, en leur donnant quelque chose qui avait réellement de la valeur (et qui lui plaisait), il a crée un business model qui a marché.

Bon, alors oui, d‘accord me dira t’on, mais Freese est un produit de la vieille industrie, il a des amis rock stars, ce n’est pas juste…

Jill Sobule: être proche de ses fans pour financer son album

Parlons alors de Jill Sobule, qui avait produit un hit en 1995 avec “I Kissed A Girl” (non non pas celui de Katy Perry). Depuis, elle a été virée par 2 majors puis 2 labels indépendants. Elle a donc décidé de faire appel à ses fans pour financer son nouvel album. Elle était déjà proche d’eux via Facebook, en lançant des concours tous les jours, en chattant, répondant aux questions…

Elle a donc lancé son site web «Jill’s Next Record» en offrant, comme Reznor et Freese de nombreux packages pour inciter ses fans à financer son album. En payant 200 $, ils avaient par exemple un accès gratuit à tous ses concerts. Ils pouvaient même avoir leur propre chanson de remerciement. Pour 5000 $, elle fait un concert chez vous, et n’a aucun problème à ce que vous fassiez payer l’entrée. Elle a fait environ 6 concerts. Pour 10,000$, vous pourrez chanter sur l’album. En fait, au départ, elle avait proposé ce package comme une blague, mais une femme au Royaume-Uni l’a acheté. Jill l’a donc fait venir à Los Angeles pour lui faire faire les chœurs sur son album.

Son objectif était de recueillir 75,000$, sans avoir aucune idée de ce qu’elle pourrait récupérer. Au final, elle a levé 80.000$ en 53 jours. Grâce à ça, elle est rentrée en studio, elle a enregistré son album et a pu embaucher un producteur.

Encore une fois, là vous pourrez me dire « oui, mais bon, elle avait enregistré un titre en 1995, alors ça compte pas.. », sauf que bon, depuis 1995, elle a été virée de 4 maisons de disques…

Corey Smith: donner sa musique peut rapporter gros

Alors, parlons de Corey Smith. Début 2000, Smith était un professeur de lycée, et artiste nuits et week-ends. Il a décidé de se consacrer uniquement à la musique. Il a commencé à tourner, en se concentrant particulièrement sur la construction de sa fan base en utilisant son site et réseaux sociaux.

Il donnait toute sa musique gratuitement sur son site web pour ramener des gens à ses concerts. Il offrait également des tickets en pré-vente à seulement 5$ (pour ses concerts), ce qui incitait ses fans à justement élargir le cercle en incitant famille, amis à en acheter. Il a donc considérablement développé sa fanbase. Il a également essayé différentes expériences et notamment celle de ne plus donner gratuitement sa musique sur son site web. Résultat: ses ventes sur Itunes ont diminué.

En 2008, Corey Smith a gagné près de 4 millions$, en grande partie grâce aux concerts qu’il a initié grâce à son site et réseaux sociaux. Et tout en donnant sa musique gratuitement, il a tissé des liens avec les fans en leur donnant une raison d’acheter.

Fanfarlo + Stratégie numérique réussie = succès

Fanfarlo est également un très bon exemple de l’utilisation du marketing direct to fan pour un groupe en développement. L’album du groupe, alors seulement travaillé par leur maison de disque sur Itunes s’est vendu à 850 exemplaires.

Le groupe, en reprenant la main sur son marketing et en s’associant avec TopSpin Media a alors vendu 13 000 albums. Sans compter l’accroissement très important du public à leur concert et l’augmentation des ventes de merchandising.

Ils ont appliqué différentes techniques, très simples, déjà utilisées avec succès par les vétérans du Direct to Fan (Nin, Weezer, Beastie Boys…): site web constamment remis à jour, points d’accès digitaux multiples mais très simplement gérés Flickr, YouTube, Facebook…), newsletters, emails, recommandation de groupe plus connus (Sigur Ros en l’occurrence a beaucoup recommandé Fanfarlo comme avait pu le faire John Mayer avec Passion Pit), offre de promotion spéciale sur l’album vendu à 1$ pendant quelques jours, applications et widgets…

Donner leur musique à 1$ n’a pas fait baisser les ventes. Bien au contraire. Cela a attiré de très nombreuses personnes sur le site. Qui ont écouté la musique. Puis acheté l’album et différents packages.

Alors bien sûr, tout le monde ne peut pas se payer le luxe d’être recommandé par Sigur Ros.

The Lights Out et le hashtag magique

The Lights out, groupe basé à Boston souhaitait développer leur visibilité et acquérir de nouveaux fans pour leurs tournées. Ils ont donc décidé d’organiser des concerts flash mob via twitter. Ils ont demandé à leurs followers quels étaient les meilleurs endroits, ont créé un événement sur Facebook, puis un hashtag sur Twitter pour regrouper tous les messages. Ce qui a décuplé l’intérêt des followers de leurs followers qui voulaient en savoir plus sur le pourquoi de l’hashtag, et ce hashtag s’est vite transformé en générateur de viralité. Le groupe a continué à twitter de l’événement et après, en repostant des photos, des commentaires. Au final, 70,000 impressions (couverture medias, twitter, twitpic) sur eux.

Jonathan Coulton: un morceau gratuit par jour

Jonathan Coulton était un programmeur informatique. En septembre 2006, il a décidé d’écrire, d’enregistrer et de sortir une nouvelle chanson par semaine pendant un an – toutes publiées sous licence Creative Commons, (ce qui veut dire que n’importe qui peut les partager). Et ça a bien été partagé.

Coulton est devenu une vraie sensation sur le web, et de plus en plus de fans le suivaient. Certains ont même créé des vidéos pour ses titres. Il vit maintenant de ses tournées, qu’il a initiées via le web. Il est également connu pour ses petites phrases comme “…you’ve got a more advanced recording studio in your laptop than the Beatles had when they made Sgt. Pepper’s, so record your music yourself.” Ou “Send out a million pieces of yourself to interact with potential fans. If they’re out there, they’ll find you — and hopefully sometime after that, give you money.”

Moto Boy: l’avenir est dans les boîtes à musique

Moto Boy est un auteur-compositeur interprète suédois sur le label « Songs I Wish I Had Written ».

Moto Boy et son label ont décidé de mettre tous ses titres sur les sites de partage de fichiers y compris The Pirate Bay. Mais dans le même temps, Moto Boy travaille beaucoup pour se connecter et interagir avec ses fans. Sur son site web, il encourage les fans à interagir avec sa musique. Quand ces fans ont commencé à filmer ses concerts et à les poster sur Youtube, son label a été cherché les meilleures pour les regrouper et en faire un « maxi concert YouTube ». Rien à voir avec certains labels qui forcent les artistes à retirer le contenu.

Même si sa musique est gratuite, il continue à se connecter de manière étonnante avec ses fans. L’année dernière, il a vendu sa musique dans des coffrets boites à musique. Il a même lancé des boites à musique en édition limitée (25) fabriquées à la main, signées par lui-même, avec un CD , les partitions et paroles. Tisser des liens avec les fans et leur donner une raison d’acheter au-delà de la musique a fait de Moto Boy un artiste reconnu en Suède.

Amanda Palmer: Do It Yourself 2.0

Amanda Palmer est la chanteuse des Dresden Dolls, un « duo punk cabaret » et a enregistré un album solo sur le label Roadrunner (filiale de Warner Music). Comme elle a trouvé qu’ils géraient plutôt mal sa promotion, elle a décidé de prendre les choses en main.

Elle a donc été chercher ses fans directement sur les réseaux sociaux, en étant notamment très active sur Twitter. Elle a ensuite offert des concerts flash un peu partout où on l’appelait. En Juin 2008, elle a fait un concert flash sur une plage de Los Angeles en proposant un titre qu’elle avait écrit le matin même suite à la suggestion d’un fan sur Twitter.

Ça a donné un super clip vidéo tourné par un fan. Elle a réussi à créer également son propre business model. Un soir, en discutant avec ses fans sur Twitter, elle a lancé l’idée de faire du merchandising avec des t-shirts qu’elle customiserait personnellement. Elle a tout mis en place en quelques heures (via des sites de merchandising sur internet) et a vendu pour 11.000 dollars de merchandising en quelques jours. Une autre nuit, via sa webcam, elle a lancé en direct une vente aux enchères en ligne pour différents articles de sa tournée, qu’elle personnalisait. En trois heures, elle a gagné 6.000 $.

Il y a encore quelques semaines, elle disait n’avoir toujours pas touché la moindre redevance de la part de son label sur son album.

Elle vient de quitter son label, et a écrit de nombreux articles sur sa nouvelle liberté et sa volonté de travailler et monétiser différemment sa musique.

Matthew Ebel: l’abonnement pour vivre de sa musique

Matthew Ebel est un chanteur de Boston qui a commencé à construire sa fanbase en jouant en live et en étant très actif sur les réseaux sociaux. Il a ensuite décidé de lancer son propre abonnement « backstage ». Pour 5$, 10 $ ou 15 $ par mois, les fans ont accès à différentes prestations, dont l’accès à des nouveaux titres toutes les semaines.

Selon leur abonnement, ils ont accès à des concerts, des cadeaux surprises, du merchandising ou des prestations uniques. Au final, Ebel réussit à vivre de sa musique à plein temps. Les abonnements représentent près de 40% de ses revenus, le reste provient de ses concerts, ventes de CD et ventes digitales. Tisser des liens avec les fans et leur donner une vraie raison d’acheter a fait en sorte qu’il peut avoir une carrière de musicien.

Moldover: l’avenir est dans les boîtes à musique

Moldover est un musicien électro de San Francisco. Il a eu une idée rigolote pour son nouvel album. Faire de la boite du CD un instrument de musique à lui tout seul. En cliquant sur un bouton, on a accès à tous les titres, avec possibilité de modifier et jouer avec. Il y avait même des capteurs de lumières et la possibilité de brancher la boite à son PC ou à un système audio.

Au final, alors que les CD étaient vendus à 50$, la demande a été beaucoup plus forte que l’offre. Donc même si on nous dit que personne ne paie pour la musique, en proposant quelque chose de très différent, cet artiste moins connu a réussi à attirer l’attention sur lui et à vendre.

Cyril Paulus: en France, Internet marche, aussi

Cyril Paulus est un chanteur compositeur, ayant sorti un album chez Sony en 2006, et remercié par sa maison de disque en Février 2009. Il a lancé sa propre plate-forme.

Le postulat de base était qu’il voulait faire en sorte que ses fans entendent son album. Il a donc décidé de ne pas le vendre mais de vendre un abonnement à son site. Il y a 3 formules 1 mois, 6 mois, et 12 mois, celui d’un mois coûte 6,99€ (ce qui revient à dire que rien que pour l’album, c’est 30% moins cher que sur les itunes et autres).

Il offre donc à ses abonnés le nouvel album, tous ses anciens titres en écoute illimitée, ses nouveaux titres au fur et à mesure, et d’autres avantages, comme une webtv qui diffuse en continu et propose des émissions spéciales 2 fois par mois, une messagerie vidéo pour que ses fans puissent se filmer et envoyer des messages, à lui ou à la communauté (encore une fois interaction entre les fans et lui et entre la communauté), et par la suite, des tarifs réduits sur les places de concerts…

Pour ça Cyril s’est formé à Final Cut pour la vidéo, a investi dans de bonnes caméras, a financé l’enregistrement de son album, s’est greffé une case “chef d’entreprise” et a rationalisé chaque centime investi…

Résultat : ouverture le 15 décembre 2009 et ça marche. Comme il dit, il est 10 fois plus heureux quand un abonné décide de renouveler son abonnement pour un an, que quand il vendait 100 albums en 2007.

Tout ça ressemble beaucoup à ce que fait Trent Reznor me direz-vous. Oui, sauf que Cyril Paulus n’avait jamais entendu parler de ce que faisait Trent Reznor. Preuve que ce Direct To fan semble naturel à beaucoup d’artistes.

Charly et sa drôle de dame: le saut dans l’Internet

Charly et sa drôle de dame est un artiste en développement, mais en vrai de vrai développement. Il a commencé il y a quelques années et toujours pas de label, de tourneur, de manager, de fans…

Qu’est ce qu’il a fait?  Il s’est remis en question et s’est dit que sa communication n’est peut-être pas la meilleure. Il investit doncTwitter, arrive à se construire une petite communauté de fans, construit un site à son image, se bâtit une histoire…  le résultat : il n’a toujours pas de tourneur, de manager, mais il a des fans. Et son nom commence à circuler, sa signature commence à être reconnue…en quelques mois, il a fait plus qu’en quelques années.

Exsonvaldes dans ton salon

Exsonvaldes est un jeune groupe rock folk français. Troisième album soit, mais pas beaucoup de visibilité media. Qu’importe, inspiré par l’exemple de Jonah Matranga aux Etats-Unis, déjà très actifs sur Internet (ils sont sur Twitter, Facebook, ont leur propre site et un Bandcamp), ils décident de développer leur visibilité et leur fan base en faisant des concerts en appartements.

Ils lancent une invitation un peu comme une boutade à la fin d’un concert (« Hé, on va dans telle ville, quelqu’un pour nous accueillir chez lui pour un concert ? »), et au final ont fait un peu plus de 40 concerts en appartements maintenant (en plus de leur tournée). Le résultat : augmentation de leur notoriété, visibilité, et de leur fans base (oui car celui qui invite invite des gens qui ne connaissent pas forcément Exsonvaldes) et des ventes de leur merchandising.

En effet, ils vendent du merchandising à la fin de chaque concert en « pay what you want » (vous donnez ce que vous voulez). Au final, ils gagnent 20% de plus sur le merchandising que sur des prix fixés. Pourquoi? Grâce à l’interaction. Assister à un concert gratuitement, qui vous plaît, avec un artiste à quelques mètres de vous, ça crée un vrai lien émotionnel. Et ça se voit sur les ventes…

Bien sûr, ce ne sont que des artistes, mais tous ces nouveaux modèles sont en train d’impacter l’écosystème.

Des entreprises innovantes pour soutenir ses artistes 2.0

De nouvelles entreprises se sont créées, comme TopSpinNimbit et Kickstarter pour soutenir les artistes (et/ou les labels) dans ces évolutions. TopSpin aide les artistes (et/ou labels) à mieux communiquer avec leurs fans et à monétiser. Et on constate que quand c’est bien fait, les gens achètent. Par exemple, un artiste travaillé par TopSpin voit le panier moyen de ses fans atteindre les 100 $, et plusieurs artistes ont un panier moyen de fans à 50 $.

Dire que les gens ne veulent que la gratuité n’est pas corroboré par ces exemples. Dans l’ensemble les artistes utilisant TopSpin ont panier moyen d’achat par les fans à 20 $ …donc plus que le prix d’achat d’un CD.

Et, bien sûr, les labels ont un rôle à jouer. Il s’agit d’un business model pour les artistes et pour les labels. Le futur est le direct to fans. Et ce futur est le même pour les labels.

D’ailleurs, certains labels comme Universal Motown indique que les artistes qui ne comprennent la nécessité et la responsabilité de communiquer avec leurs fans ne sont probablement pas des artistes qu’ils signeront:

There may be some indie hipper-than-thou artists who want to let the music speak for itself, they are probably not for us. We believe an artist has a responsibility to communicate with their audience…We embrace the world of technology and the vast improvements in communication.

Cameo Carlson, executive vice president at Universal Motown Republic Group.

Dans ces domaines, Universal Music vient d’ailleurs de finaliser un partenariat avec Mozes et Big Champagne et Warner Music avec Cisco. Certains gros artistes majors n’ont pas attendu ces partenariats pour se lancer dans le direct to fan. Mariah Carey, Lady Gaga, Prince ou Bowie l’utilisent depuis longtemps.

Un album de remix fait par des fans

Terry McBride est le patron de Nettwerk, un label canadien qui utilise ces business models avec beaucoup d’artistes différents. Il a déclaré que le droit d’auteur ne voudrait plus rien dire d’ici une décennie, et qu’il essaie donc d’agir en conséquence. Son objectif prioritaire est de s’assurer que chaque action lui permet de réellement communiquer avec les fans de ses artistes.

Avant la sortie l’album de l’artiste K-OS (Hip hop), ils avaient lancé sur internet toutes les pistes de l’album, permettant aux fans de faire leur propre mix. Ce n’était même pas un remix car les titres n’avaient même pas encore été mixés.

Plutôt que de s’angoisser à cause des fuites éventuelles sur l’album, ils ont préféré laisser les fans faire ce qu’ils voulaient des titres, sans s’en inquiéter. Ils ont proposé ensuite aux fans de mettre leurs mix sur un site, de voter et les meilleurs mix ont été mis sur un album. L’album pro et l’album fan ont été lancés en même temps. 

De nombreux fans ont achetés les deux albums qui se sont retrouvés en même temps dans le top 50.

Il faut donc arrêter la nostalgie du « avant c’était le bon temps » pour se concentrer véritablement à développer ces business models. Ce marketing n’a rien de nouveau. Il s’agit simplement d’un retour aux racines. L’artiste qui va s’adresser directement à ses fans. Et Internet permet maintenant de le faire rapidement, facilement et mondialement…Je ne dis pas que le marketing direct to fan est la seule olution. Je pense simplement qu’il s’agit d’une des solutions, parmi d’autres, à ne pas négliger.

Le connect to fans: un retour aux sources

D’ailleurs dans le milieu des années 1970, le groupe folk canadien “Stringband” réunissaient les noms et adresses de ses fans à chaque concert et leur envoyaient des cartes postales pour les informer des concerts, des fêtes, nouveaux albums….Pour leur 3ème album (1977), ils ont demandé à leurs fans de les aider (10 $ ou 15 $). Ceux qui les aidaient étaient invités à faire les chœurs en studio avec le groupe pour compléter l’album, et l’album a été appelé «Merci aux personnes suivantes….” avec les noms des centaines de gens qui les avaient aidés imprimé sur la pochette du disque, et quelques centaines d’autres sur la page d’insert … le disque a été envoyé à chaque donateur (frais de port avait été payé avec les dons).

Donc cette formule du CwF + RtB peut être valable n’importe quand.

Encore une fois, toutes les campagnes marketing sont différentes, et doivent être pensées en vue d’améliorer les forces et opportunités de chaque artiste. Les outils vont également continuer à évoluer mais le principe de déterminer ses objectifs principaux (« Je veux que mon widget soit sur 100 sites cette année » ou « 50 000 visiteurs uniques ce mois ci » ou que « mon titre soit écouté 10 000 fois » ou que » j’arrive à collecter 5000 emails de fans » ou que « le panier moyen d’achat de mes fans soit de 30 € sur mon site ») et de travailler à développer sa fanbase pour les atteindre ne changera pas. Nous n’en sommes qu’au démarrage du direct to fan.

Des maisons de disques aux maisons de musique

Le rôle des maisons de disques doit également évoluer. Son rôle de base, indispensable, ne changera pas, en facilitant la commercialisation et la distribution des artistes. Imaginons maintenant que les maisons de disques deviennent des maisons de musique, vendent des gammes de produits beaucoup larges que des CD, permettent aux artistes de proposer des packages à valeur ajouté et donnent également une chance réelle à la distribution digitale en comprenant qu’Internet n’est pas qu’une plateforme de distribution, mais un moyen réel de diffusion et de monétisation.

Imaginons également qu’elles comprennent pleinement le rôle du consommateur, améliorent sa connaissance et son suivi (un consommateur n’est pas seulement un acheteur ou un pirate).

Imaginons qu’elles utilisent un music marketing créatif, utilisant les nouvelles technologies, nouveaux outils et réseaux sociaux, mixant la musique,graphisme, social, communautaire et recommandation…

Plus que jamais, la musique est et doit rester une expérience et non un produit…

—-

Illustrations CC Flickr par Nine Inch Nails OfficialHoong Wei Long, _astracan_,  ekai, Johanna B.

Merci pour le re-rewriting et visuels à Guillaume Ledit (@leguillaume) d’Owni.fr

May 03 2010

Le pouvoir de l’influence : mes amis avant des inconnus

Lorsque l’on parle d’influence sur Internet, on voit poindre le mythe du bloggeur influent (vous connaissez ma position sur le sujet : On reparle de l’influence des bloggeurs et Qui influence qui ?) ou l’idée fausse que l’influence se fait en faisant le plus du bruit (ou plutôt ramdam) sur la Toile…

L’influence n’a rien a voir avec ces éléments même si intégrer des relais d’opinion dans une stratégie d’influence est un point mais ne doit pas être l’essentiel. Avant donc de faire une campagne de billets sponsorisés (Réflexions autour des billets sponsorisés sur les blogs) qu’une agence vous facturera 30 000 euros, et qui ne vous rapportera que des articles écrits par des gens d’un microcosme et lu par ce même microcosme (principalement des gens de la communication comme si les blogueurs d’agence essayaient d’influencer leur lectorat constitués de d’autres blogueurs et agences…), il vous faut poser les questions de la pertinence de cette démarche dans une vraie stratégie d’influence.

L’influence passe, comme on le verra dans l’article, par la notion de relation (et non de communication) et de proximité…

L’importance de la proximité

L’une des notions clés lorsque l’on parle d’influence est celle de la proximité avec la personne qui va vous influencer. La proximité n’est pas nécessairement que sentimentale ou amicale (des proches : amis ou famille) mais peut être celle de l’expertise.

Toutefois, l’évolution de la communication et de la société a fait que nombre de produits sont devenus des marqueurs sociaux. Les marques nous ont envahis comme le montre de manière très graphique le court métrage oscarisé Logorama.

Influenceur = un métier ? (l’importance de la relation)

Cette question est la partie centrale du synospis du film “The Joneses” avec David Duchovny et Demi Moore, dont je vous présente la bande annonce ci-dessous.

Une “fausse” famille américaine qui donne l’image de la famille parfaite (et que donc les autres familles idolâtrent) passe de ville en ville pour, dans un but sournois : recommander des produits qu’ils utilisent auprès de leurs nouveaux amis. C’est comme si le vendeur de porte à porte préférait d’abord devenir votre meilleur ami pour ensuite vous recommander des produits…

Il est intéressant de voir que les phénomènes de recommandation et d’influence arrivent aujourd’hui au cinéma.  L’influence est véritablement l’avenir du marketing…

Facebook a compris l’importance de l’influence à travers le social shopping

Le social shopping englobe cette notion que l’achat que vous faites est influencé par les avis de pairs. Or, le bémol de nombre de modules ou sites d’avis consommateurs étaient la non proximité avec la personne qui laissait un avis (cf : Le problème des avis utilisateurs sur les sites e-commerce). Facebook via son système OpenGraph et le module “I like” intégrable sur des sites externes (voir l’article de Fred sur le sujet pour plus de détails : Facebook va-t-il révolutionner le Web ?) représente la volonté de Facebook de prendre une main mise sur le web social, mais en dehors de son site.

Que les sites de marque deviennent sociaux est une tendance inévitable (Va-t-on vers la mort des sites Internet de marque ?), que Facebook veut prendre la part du gâteau est une stratégie opportune. En effet, Facebook affiche ainsi sur des sites de marque qui parmi vos amis ont aimé tel ou tel article, ou tel produit… La recommandation est donc ancrée dans le cycle d’achat (vous êtes sur le site marchand et non sur un site externe) et peut alors encore plus facilement déclenchée l’acte d’achat.

J’aurai l’occasion dans les prochains jours de revenir un peu plus longuement sur Facebook Open Graph et les autres nouveautés annoncées dans Facebook F8 (prononcé “Fate”…) au travers de une ou deux interviews vidéos d’acteurs du marché.

April 26 2010

Les médias sociaux, tactique versus stratégie?

C’est un billet de Toprankblog, Social Media Strategy Before Tactics, qui remet au gout du jour cette question existentielle récurrente. Doit-on aller se faire une présence Facebook, Twitter, blogue, Flickr et autre ou prendre le temps de planifier notre entrée sur ces médias? C’est la question que pose l’auteur à 40 spécialistes américains des médias sociaux. Tous sont d’accord pour dire qu’il faut idéalement avoir des objectifs d’affaires et un plan précis avant de commencer une présence média social, si on la veut efficace. Tous, sauf Guy Kawasaki qui dit :

“Social-media strategy” is over-rated if not a downright oxymoron. The goal is to do more business. Social-media is a means to that end. Maybe you’ll use it to establish warm and fuzzy communal feelings. Maybe you’ll sell excess inventory. Don’t focus on some kind of high-level strategy because no one really knows how to use social media yet. Focus on tactics: Get more followers, make them happy, promote your stuff to them every once in a while. That’s all you need to know about strategy right now.

Monsieur Kawasaki a raison en ce sens que l’expérimentation a toujours court et que les usages ne sont pas encore coulés dans le béton. Il présume aussi que toutes les entreprises veulent « faire plus de business ». Par contre, il me semble (comme le croient tous les autres répondants, qu’il existe bien d’autres objectifs d’affaires potentiels à une présence médias sociaux. Aussi, en fonction de la compétitivité d’un secteur donné, une présence média social pourrait être plus ou moins intensive, afin d’obtenir des résultats. D’ailleurs, Sergio Balegno de Marketing Sherpa, rappelle que les retombées d’une stratégie claire sont l’efficacité de l’atteinte d’objectifs, comme le démontre le tableau suivant.


Je vous invite à relire :
Planifier une stratégie médias sociaux

La folie des entreprises avec Facebook
Ces drôles d’entreprises qui “veulent des médias sociaux”

April 18 2010

Unlike Advertising, Social Media Can't Save A Bad Brand, Product Or Service

Jumping into Social Media is one of the smartest things a brand should do. It could also be one of the worst moves if the brand is not prepared.

All too often, I've heard gripes like, "we're on Facebook, but nothing is happening," or "we're on Twitter and no one is following us." You can swap out whatever Social Media channel I've mentioned and replace it with lines like, "nobody is watching our videos," "nobody is downloading our Podcast," and "no one is leaving any comments on our Blog."

Once again, brands have to be interesting, relevant and consistent to build community and conversation.

It's not rocket surgery (as my friend, Jason Falls over at Social Media Explorer always says), but it's certainly not easy. Beyond the hard work, long hours and commitment to providing true and honest value (above pushing for a sale or broadcasting nonsense into the channels and platforms), most brands looking to enter the Social Media fray have a lot more to think about than whether or not anyone will follow, engage and connect to them once they get started. Most brands need to think twice about Social Media because their products and services aren't all that good to begin with.

Unlike advertising, Social Media can't save a bad product or service.

Prior to thinking about Social Media, brands would be wise to review Don Tapscott's excellent book, Wikinomics. In particular, the section where Tapscott talks about "being buff."  The brands that do well in Social Media are the brands that look good naked. Because, as Tapscott says, if you're going to be naked online (which all brands are), you better be buff, in shape and ready for it... and he's right.

Maybe Social Media is the last thing you should be doing if...

  • The majority of people have nothing nice to say about your brand.
  • Your customer service center is over-worked with complaints and issues.
  • Your current brand strategy revolves around trying to make your products sound better than they are.
  • You don't have the time, passion and/or commitment to do Social Media with transparency, credibility and authenticity.
  • You really don't care about customers and only care about selling.
  • Your heart isn't into it.
  • You feel like you don't have the time to do it.

Social Media won't save a bad brand. It will only shine a brighter light on the warts and flaws.

(additional thought: check out Joseph Jaffe's latest book, Flip The Funnel, for some great insights on how customer service and social media co-mingle).

Tags: advertising authenticity being buff blog blogging brand branding broadcasting conversation credibility customer service don tapscott facebook flip the funnel jason falls joseph jaffe online online community online video podcast product service social media social media explorer transparency twitter wikinomics

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Schweinderl